L’Union européenne sanctionne des colons israéliens extrémistes de Cisjordanie
Modifié : 12 mai 2026 à 21h24 par Marc-Aurèle Barez
Après plusieurs mois de blocage, l’Union européenne a adopté lundi des sanctions visant des colons israéliens accusés de violences contre des Palestiniens en Cisjordanie. Une décision saluée par plusieurs États membres, tandis que d’autres réclament des mesures économiques plus sévères contre Israël.
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Des sanctions adoptées après des mois de blocage
Les sanctions étaient restées bloquées pendant plusieurs mois, notamment en raison de l’opposition de Viktor Orban, ancien Premier ministre hongrois et proche de Benyamin Netanyahou. Son départ a permis de débloquer les discussions au sein de l’Union européenne.
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Sur le réseau social X, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est félicité de cette décision : « C’est fait.
L’Union européenne sanctionne aujourd’hui les principales organisations israéliennes qui soutiennent la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie ». Il a également déclaré que « ces actes gravissimes et intolérables doivent cesser ».
Les mesures concernent sept colons
extrémistes et leurs organisations, ainsi que douze responsables du Hamas. Elles prévoient le gel de leurs avoirs dans l’Union européenne et une interdiction d’entrée sur le territoire des 27 États membres.
De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a vivement dénoncé ces sanctions. Selon lui, « Israël et les États-Unis se battent pour la civilisation contre les fanatiques jihadistes ». Il estime également que l’Union européenne a révélé « sa faillite morale ».
Plusieurs États européens réclament des mesures plus dures
Malgré l’adoption de ces sanctions, plusieurs États membres jugent la réponse européenne insuffisante face à la situation en Cisjordanie. Des pays comme l’Espagne estiment que l’Union européenne risque de perdre toute crédibilité si elle n’agit pas davantage.
Depuis le 7 octobre 2023, plus de 1 000 Palestiniens — combattants mais aussi de nombreux civils — ont été tués en Cisjordanie occupée, d’après l'AFP. L’ONU affirme par ailleurs qu’un enfant palestinien y est tué en moyenne chaque semaine depuis janvier 2025.
La France, l’Espagne et la Suède plaident désormais pour des mesures économiques visant Israël, notamment une limitation, voire une interdiction totale, des exportations israéliennes vers l’Europe. L’Union européenne demeure en effet le premier partenaire commercial d’Israël.
Pour l’heure, cette proposition n’a pas encore été officiellement mise sur la table. À Bruxelles, plusieurs sources évoquent les réticences de la Commission européenne, qui souhaite s’assurer de disposer d’une majorité suffisante avant d’avancer sur ce dossier sensible.
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