Israël et le Liban ouvrent la voie à des négociations directes

Modifié : 15 avril 2026 à 13h28 par Marc-Aurèle Barez

Des émissaires israéliens et libanais se sont rencontrés à Washington ce mardi. Une avancée diplomatique saluée par les États-Unis, malgré un conflit qui se poursuit sur le terrain.

Israël et le Liban ouvrent la voie à des négociations directes

Des pourparlers inédits sous médiation américaine

De premiers échanges ont eu lieu à Washington ce mardi entre des émissaires du Liban et d’Israël, à un niveau inédit depuis 1993. Autour de la table figuraient les ambassadeurs israéliens et libanais, ainsi que des représentants des États-Unis au Liban et à l’ONU, sous l’égide du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio. À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont accepté d’entamer des négociations directes, dont la date et le lieu restent à déterminer.

Washington s’est félicité d’une « étape historique », affirmant son "soutien à la poursuite des pourparlers", mais aussi "aux projets du gouvernement libanais visant à rétablir le monopole de la force" sur son territoire.

Malgré cette avancée diplomatique, les hostilités se poursuivent. Mercredi matin, le Hezbollah a tiré une trentaine de roquettes sur le nord d’Israël, selon l’armée israélienne, qui a de nouveau appelé les habitants du sud du Liban à évacuer.

 
Crispations avec la France

Parallèlement, les relations entre la France et Israël restent particulièrement tendues. Pour l’ambassadeur israélien aux États-Unis, Paris n’a rien à faire dans les discussions entre Israël et le Liban : « nous aimerions garder les Français aussi loin que possible de pratiquement tout » et ajoutant : « Ils ne sont pas nécessaires. Ils n’ont pas d’influence positive, surtout pas au Liban ».

La France s’était associée mardi à 17 pays pour encourager Israël et le Liban à « saisir l’opportunité » d'un dialogue. Paris a également dénoncé comme « intolérables » les frappes israéliennes massives du 8 avril au Liban, et plaidé pour inclure ce pays dans le cessez-le-feu plus large entre l’Iran et les États-Unis.

Des positions qui irritent le gouvernement israélien, dans un contexte déjà marqué par des relations dégradées entre Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien, notamment depuis la reconnaissance par la France d’un État palestinien.