Guerre en Iran : Donald Trump promet une issue rapide mais hausse le ton

Modifié : 21h02 par Marc-Aurèle Barez

Dans son discours à la nation prononcé mercredi soir, Donald Trump a affirmé que le conflit avec l’Iran pourrait s’achever d’ici deux à trois semaines. Tout en affichant sa confiance, le président américain a menacé d’intensifier les frappes en cas d’échec des négociations, ravivant l’incertitude sur les marchés.

RO

Des marchés rattrapés par le doute

L’optimisme n’aura été que de courte durée. Mercredi, les marchés européens avaient réagi favorablement aux propos de Donald Trump, qui laissait entrevoir un possible cessez-le-feu avec l’Iran et un retrait américain sous deux à trois semaines.

Mais jeudi matin, changement d’ambiance : les Bourses ouvrent dans le rouge. En cause, le discours à la nation prononcé mercredi. 

Pendant près de vingt minutes, le président américain a livré une allocution très cadrée, lisant son téléprompteur sans ses habituelles improvisations. Il y a vanté des victoires américaines « rapides, décisives, écrasantes », assurant que les objectifs stratégiques étaient en passe d’être atteints et que l’opération toucherait bientôt à sa fin.

Menaces accrues et popularité en berne

Toutefois, Donald Trump a prévenu que l’Iran continuerait d’être frappé « extrêmement durement » jusqu’à la fin des hostilités. Et en cas d’échec des négociations, il a menacé de viser « chacune de leurs centrales électriques ».

Sur les autres sujets, le président s’est montré plus discret. Aucune attaque contre l’OTAN, malgré ses critiques récentes, ni annonce concernant un éventuel déploiement de troupes au sol, une option très impopulaire aux États-Unis.

Il a brièvement évoqué la hausse du prix de l’essence, qu’il qualifie de phénomène « de court terme », affirmant que l’économie américaine n’a « jamais été aussi forte » et balayant toute inquiétude sur l’inflation.

Des propos en décalage avec les sondages. Selon une enquête CNN/SSRS, seuls 31 % des Américains font désormais confiance à Donald Trump pour gérer l’économie, son plus bas niveau depuis le début de sa carrière politique.