Iran : frappe ciblée et incertitudes sur la stabilité du régime
Modifié : 15h59 par Radio Orient
Le président américain Donald Trump a annoncé samedi matin le lancement d’une opération militaire contre des cibles stratégiques en Iran, déclarant qu’il ne s’agissait « pas d’une frappe d’avertissement », mais d’une action visant à mettre fin à ce qu’il a qualifié de « menace ».
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Selon des médias américains, l’opération, initialement envisagée pour mai 2026, aurait été avancée à la fin du mois de février à la suite d’évaluations des services de renseignement. Axios et le New York Times citent des responsables américains affirmant que Washington estimait que Téhéran cherchait à gagner du temps dans les discussions liées à son programme nucléaire.
La décision aurait été finalisée après une rencontre en décembre 2025 entre M. Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Ce dernier a déclaré qu’Israël ne pouvait « vivre sous une menace existentielle ».
Cibles sensibles
Des informations préliminaires évoquent des frappes contre des installations sécuritaires de haut niveau. Aucune confirmation officielle n’a été donnée quant à l’atteinte de dirigeants iraniens.
Dans un communiqué diffusé par la télévision d’État, l’Iran a dénoncé « une agression américano-sioniste » et affirmé que celle-ci « ne restera pas sans réponse ».
Aux États-Unis, des analyses divergentes ont émergé quant aux conséquences politiques de l’opération. Certains observateurs évoquent un possible affaiblissement du pouvoir iranien, tandis que d’autres mettent en garde contre les risques d’instabilité et de vide institutionnel.
Des médias américains s’interrogent notamment sur la capacité des institutions iraniennes, en particulier les Gardiens de la révolution, à maintenir le contrôle dans les jours à venir.
Réactions en Iran
Des images relayées par plusieurs chaînes internationales font état de réactions contrastées dans le pays, entre rassemblements officiels dénonçant la frappe et manifestations étudiantes exprimant des slogans hostiles aux autorités.
Le Conseil national de la résistance iranienne a appelé à une transition politique et à l’organisation d’élections libres. Des responsables américains ont évoqué l’existence d’alternatives politiques, sans préciser leur nature.
La Turquie a qualifié l’opération de « violation grave du droit international ». La Russie a dénoncé une « agression », tandis que la Chine a appelé à une désescalade immédiate.
Dans les pays du Golfe, les autorités ont souligné la nécessité de préserver la stabilité régionale.
Les marchés pétroliers ont réagi à l’annonce de l’opération. Le baril de Brent a enregistré une hausse significative, dépassant les 90 dollars, dans un contexte de craintes liées à la sécurité du détroit d’Ormuz.
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