Retrait israélien du sud du Liban : Beyrouth mise sur la diplomatie malgré les tensions

Modifié : 19h21 par Nadia Bencheikh (avec AFP)

Au Liban, le gouvernement affirme poursuivre ses efforts pour obtenir un retrait total de l’armée israélienne du sud du pays. Le Premier ministre Nawaf Salam s’est rendu ce mercredi dans une localité où l’armée libanaise vient de se déployer, dans le cadre de l’accord conclu avec Israël. Un processus qui reste fragile, alors que les tensions persistent sur le terrain.    

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Le drapeau libanais planté à Zawtar al-Gharbiya, dans le sud du pays. Un geste symbolique pour le Premier ministre Nawaf Salam, au lendemain du déploiement de l’armée libanaise dans cette localité dont les abords étaient contrôlés par Israël.
Le chef du gouvernement assure que Beyrouth poursuit ses efforts politiques et diplomatiques pour obtenir un retrait israélien de l’ensemble du sud du Liban. Une demande également portée par le président Joseph Aoun lors de sa rencontre avec Donald Trump à la Maison Blanche.
 
Mais sur le terrain, la situation reste tendue. L’armée libanaise accuse les forces israéliennes d’avoir ouvert le feu près de ses unités. Israël affirme avoir seulement tiré des coups de semonce après l’entrée de soldats libanais dans une zone non prévue par l’accord.
 
Conclu en juin, ce texte prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans des zones évacuées par Israël, en contrepartie du désarmement du Hezbollah. Une condition toujours rejetée par le mouvement chiite pro-iranien.
 
Israël occupe encore une partie du sud du Liban et poursuit des frappes intermittentes. Plus de 700.000 déplacés ont toutefois regagné leur domicile depuis la dernière trêve, selon l’ONU.