Qui remportera la Coupe du monde 2026 ? Entre algorithmes, intelligence artificielle et part de hasard

Modifié : 8 juin 2026 à 20h15 par Radio Orient

A l'approche de la Coupe du monde 2026, la bataille des pronostics fait déjà rage. Mathématiciens, banques d'investissement, spécialistes des données et systèmes d'intelligence artificielle multiplient les modèles prédictifs pour tenter de répondre à la question que se posent des millions de supporters : qui soulèvera le trophée au terme du tournoi ?

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Entre statistiques avancées, simulations informatiques et facteurs imprévisibles, les prévisions n'ont jamais été aussi sophistiquées.

La surprenante prédiction en faveur des Pays-Bas

Le pronostic qui suscite le plus de curiosité émane du mathématicien allemand Joachim Klement.

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Son modèle s'est fait connaître pour avoir correctement anticipé les sacres de l'Allemagne en 2014, de la France en 2018 et de l'Argentine en 2022.

Cette fois, son algorithme désigne les Pays-Bas comme futurs champions du monde, avec une victoire en finale face au Portugal. Un scénario inédit qui offrirait aux Néerlandais le premier titre mondial de leur histoire.

Pour établir ses prévisions, le modèle combine des critères sportifs traditionnels - performances récentes, classement international et historique des compétitions - avec des variables plus originales comme la démographie, le niveau de richesse du pays, les conditions climatiques ou encore l'avantage du terrain.

Particularité notable : le modèle attribue jusqu'à 45 % de l'issue des matches à élimination directe au facteur chance, reconnaissant ainsi qu'une part importante du football échappe aux calculs les plus élaborés.

Quand Wall Street se passionne pour le football

D'autres acteurs misent sur des approches différentes. Le géant financier Goldman Sachs a développé un modèle fondé sur l'analyse de plusieurs dizaines de milliers de rencontres internationales disputées depuis 1978.

Selon ses projections, l'Espagne apparaît comme la principale favorite avec 26 % de chances de remporter le tournoi. Elle devance la France (19 %) et l'Argentine (14 %).

Ce modèle repose notamment sur les indices de puissance des sélections, les performances offensives et défensives, les résultats historiques et les tendances récentes. Une méthode inspirée des outils prédictifs utilisés sur les marchés financiers.

Des premiers ordinateurs à l'intelligence artificielle

Les tentatives de prédiction des Coupes du monde ne datent pas d'hier. Dès le Mondial 1978, un ordinateur écossais surnommé « le Grand Ordinateur » avait attiré l'attention en simulant les résultats de la compétition à partir de milliers de données statistiques.

Depuis, les progrès technologiques ont considérablement transformé ces méthodes. Les modèles modernes s'appuient désormais sur l'apprentissage automatique et l'intelligence artificielle pour simuler les tournois des milliers, voire des millions de fois, afin d'identifier les scénarios les plus probables.

Malgré ces avancées, certaines variables demeurent impossibles à anticiper : blessures, expulsions, erreurs d'arbitrage ou exploits individuels continuent de déjouer les prévisions les plus sophistiquées.

Si les mathématiques représentent l'école des chiffres, la Coupe du monde 2010 a offert l'un des épisodes les plus insolites de l'histoire des pronostics sportifs.

Paul le Poulpe était devenu une véritable célébrité mondiale après avoir correctement prédit plusieurs résultats de l'équipe d'Allemagne, avant d'annoncer la victoire finale de l'Espagne.

Les scientifiques ont toujours expliqué cette réussite par le hasard statistique. Pourtant, son nom reste associé aux grandes compétitions internationales et ressurgit régulièrement à chaque nouveau Mondial.

La Coupe du monde 2026 pourrait marquer une nouvelle étape dans l'utilisation des données sportives.

Le ballon officiel de la compétition sera équipé de capteurs capables d'envoyer des centaines d'informations par seconde. Vitesse, trajectoire, points de contact et situations de hors-jeu fourniront aux analystes un volume inédit de données.

Ces informations alimenteront les modèles prédictifs et permettront aux systèmes d'intelligence artificielle d'affiner encore davantage leur compréhension du jeu.

Entre science et imprévisible

Jamais les outils statistiques n'ont été aussi performants. Pourtant, l'histoire de la Coupe du monde rappelle régulièrement que le football demeure un sport où l'imprévu conserve toute sa place.

Entre les Pays-Bas, favoris des mathématiciens, l'Espagne, préférée des analystes financiers, et les simulations de plus en plus poussées de l'intelligence artificielle, une certitude demeure : le Mondial est aussi la compétition qui aime le plus déjouer les pronostics.

Reste à savoir si la Coupe du monde 2026 confirmera la domination des données et des algorithmes ou si, une fois encore, le football écrira un scénario que personne n'avait imaginé.