CAN 2025 : le Maroc sacré sur décision administrative, le Sénégal conteste
Modifié : 15h14 par Abdesslam Dhaifallah
Personne n’imaginait une telle issue hors des terrains. La Confédération africaine de football (CAF) a attribué mardi le titre de la CAN 2025 au Maroc par décision administrative, relançant une vive controverse autour du dénouement de la finale.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/01KM0926SK2TX4KZ4DKM0EKTE11773841401402.jpeg)
Cette décision, prise par la Commission d’appel de la CAF le 17 mars 2026, relance le débat et ouvre la voie à une bataille juridique. Le Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne, pourrait désormais être appelé à trancher définitivement.
Une décision lourde de conséquences
La CAF a annulé la décision disciplinaire précédente et considéré que le Sénégal avait enfreint les règlements, notamment les articles 82 et 84. En conséquence, le Sénégal est déclaré perdant sur tapis vert (3-0), pour cause de retrait.
- Lisez aussi: Viol présumé : Hakimi jugé prochainement en France
La commission a également revu certaines sanctions : la suspension du joueur marocain Ismael Saibari a été réduite, et plusieurs amendes ont été allégées.
Le Maroc défend la légalité
Du côté marocain, cette décision est présentée comme une application stricte des règlements. La Fédération royale marocaine de football estime que les faits justifient pleinement l’usage de l’article 84, considérant qu’il s’agit d’un retrait implicite ayant empêché le déroulement normal de la finale.
Le Sénégal conteste et saisit le TAS
La réaction sénégalaise a été immédiate. La Fédération sénégalaise rejette la notion de "retrait" et affirme que le match s’est bien déroulé jusqu’à son terme, avec tirs au but et remise du trophée.
Dakar s’appuie sur un principe fondamental : l’autorité de l’arbitre sur le terrain. Selon cette logique, aucune décision administrative ne peut annuler un résultat validé sur le terrain.
Le Sénégal a annoncé son intention de saisir le TAS en urgence et demande la suspension de la décision de la CAF.
Un cas presque inédit
Attribuer un titre continental après la fin d’un match et la remise du trophée reste extrêmement rare. Les précédents concernent généralement des matchs interrompus ou des irrégularités avant les phases finales.
L’affaire rappelle la finale de Ligue des champions africaine 2019 à Radès, mais le contexte est ici plus sensible, puisqu’il s’agit d’une compétition entre sélections nationales.
L’affaire dépasse désormais le cadre sportif. Le Maroc peut célébrer un titre officiel, mais celui-ci reste contesté. De son côté, le Sénégal mise sur une victoire juridique.
La décision finale pourrait revenir au TAS, qui devra trancher entre règlements administratifs et réalité du terrain.
Le verdict, cette fois, ne se jouera pas sur la pelouse.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/radioorient/images/logo_GrQUEHbER4.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/thumbnail_31773844257154-format1by1.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/WhatsApp_Image_2026_03_18_at_14_01_121773839109856-format1by1.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/5__1_1773837326416-format1by1.png)