Présidentielle 2027 : neuf députés communistes et ultramarins apportent leur soutien à Jean-Luc Mélenchon

Modifié : 19h29 par Radio Orient avec l'AFP

La campagne présidentielle de 2027 connaît un nouveau rebondissement. Jeudi 5 novembre, neuf députés sur les 17 membres du groupe communiste et ultramarin à l’Assemblée nationale ont annoncé leur intention de soutenir Jean-Luc Mélenchon, au détriment du candidat du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel.

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Dans une déclaration adressée à l’Agence France-Presse (AFP), les parlementaires, parmi lesquels figure le président du groupe Stéphane Peu, expliquent leur choix par les enjeux majeurs du prochain scrutin et la menace d’une victoire de l’extrême droite, notamment de Marine Le Pen, actuellement considérée comme l’une des principales favorites.

« Nous prenons nos responsabilités, au-delà de nos appartenances politiques », indiquent les signataires, qui affirment vouloir contribuer à la qualification de la gauche au second tour. Ils précisent toutefois qu’ils ne sont pas membres de La France insoumise et ne souhaitent pas rejoindre le mouvement.

Jean-Luc Mélenchon a rapidement réagi à cette annonce sur le réseau social X. Il s’est dit particulièrement touché par ce soutien, saluant une démarche visant à rassembler les forces de gauche autour d’un programme de rupture avec la politique menée par Emmanuel Macron.

Un revers politique pour Fabien Roussel

Parmi les neuf parlementaires signataires figurent quatre députés communistes sur huit et cinq élus ultramarins. Plusieurs d’entre eux représentent des circonscriptions de la région parisienne où La France insoumise bénéficie d’un important soutien électoral. D’autres responsables communistes pourraient également rejoindre cette initiative dans les prochaines semaines.

Cette prise de position constitue un sérieux revers pour Fabien Roussel, qui peine à installer sa candidature dans le paysage politique. Crédité d’environ 2 % des intentions de vote dans les enquêtes d’opinion, le candidat communiste reste loin derrière Jean-Luc Mélenchon, que les sondages actuels placent en position de se qualifier pour le second tour face à Marine Le Pen.

Pourtant, en septembre dernier, les militants du PCF avaient largement validé la candidature de leur dirigeant, avec 72 % des voix. Lors de l’élection présidentielle de 2022, Fabien Roussel avait obtenu 2,28 % des suffrages, tandis que Jean-Luc Mélenchon avait recueilli 21,95 %, manquant de peu l'accès au second tour.

À l’époque, les Insoumis avaient reproché au candidat communiste d'avoir contribué à diviser les voix de gauche. Ils rappelaient également que le PCF avait soutenu Jean-Luc Mélenchon lors des présidentielles de 2012 et de 2017.

Les divergences à gauche au cœur du débat

Stéphane Peu assume pleinement cette décision, qu’il qualifie d’acte de « désobéissance civile » et d’objection de conscience. Le député de Seine-Saint-Denis estime qu'il n'est pas possible de soutenir Raphaël Glucksmann, qu'il considère comme le représentant d'une gauche favorable à la continuité du libéralisme économique.

De son côté, Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine et signataire de la déclaration, estime que les convergences entre les communistes et La France insoumise sont aujourd'hui plus nombreuses que leurs désaccords.

Cette initiative met ainsi en évidence les divisions qui traversent la gauche française à l'approche de 2027 et relance le débat sur la stratégie à adopter pour espérer accéder au second tour de la prochaine présidentielle.