Municipales en France: alliances et tensions avant le second tour
Modifié : 20h23 par Marc-Aurèle Barez
Au lendemain du premier tour des élections municipales, les rapports de force se précisent mais les stratégies restent mouvantes. Entre alliances de circonstance, refus de fusion et percées inattendues, la configuration du second tour demeure incertaine dans plusieurs grandes villes.
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Paris : la gauche devant mais divisée
Dans la capitale, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire arrive nettement en tête. Il devance de près de dix points sa principale concurrente de droite, Rachida Dati. Cette avance laisse entrevoir la possibilité pour la gauche – hors La France insoumise – de conserver la mairie de Paris.
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Mais l’équation se complique avec la candidate insoumise Sophia Chikirou. Emmanuel Grégoire a toujours exclu toute alliance avec elle, et cette dernière a déjà prévenu qu’elle ne se retirerait pas en l’absence de fusion avec le Parti socialiste. Un maintien qui pourrait fragmenter le vote de gauche.
À droite, Rachida Dati cherche à combler son retard en se rapprochant du candidat de centre droit Pierre-Yves Bournazel. Sur l’extrême droite, la candidate Sarah Knafo crée la surprise en franchissant la barre des 10 % des suffrages, se qualifiant ainsi pour le second tour. Elle appelle désormais Rachida Dati à accepter sa « main tendue ».
Marseille : un duel serré entre PS et RN
À Marseille, la bataille s’annonce particulièrement tendue. Le maire sortant Benoît Payan, candidat socialiste, est au coude-à-coude avec le candidat du Rassemblement national Franck Allisio.
Le premier recueille 36,7 % des voix contre 35,02 % pour son adversaire. Franck Allisio a notamment bénéficié d’un important report des voix issues de la droite traditionnelle.
Benoît Payan espère toutefois l’emporter sans alliance avec La France insoumise. Une position vivement critiquée par le candidat insoumis Sébastien Delogu, crédité de moins de 12 % des suffrages, qui appelle à la formation d’un « front antifasciste » pour le second tour.
Lyon : un suspense inattendu
À Lyon, la droite espérait une victoire plus nette. Donné favori dans les sondages, Jean-Michel Aulas se retrouve finalement derrière le maire écologiste sortant Grégory Doucet.
Le candidat écologiste, soutenu par une large coalition de gauche hors LFI, ne devance cependant son adversaire que d’environ 1 200 voix. L’écart très réduit laisse présager un second tour particulièrement disputé entre les deux hommes.
Percée insoumise et unions de la gauche
À Toulouse, quatrième ville de France, La France insoumise arrive à la surprise générale devant la liste de gauche menée par le Parti socialiste. Dès lundi matin, une « liste commune » réunissant insoumis, socialistes et écologistes a été annoncée. Cette alliance pourrait placer la gauche en bonne position pour tenter de battre le maire sortant.
À Lille, des discussions ont également débuté entre les trois principales forces de gauche arrivées en tête. Socialistes et insoumis cherchent notamment à s’entendre avec les écologistes pour constituer une liste commune.
Enfin, à Roubaix, la percée est spectaculaire pour le parti de Jean-Luc Mélenchon. Le candidat insoumis David Guiraud frôle la victoire dès le premier tour en recueillant plus de 46 % des voix.
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