Léon XIV en Algérie : sur les traces de Saint Augustin, sous le feu de Trump
Modifié : 0h12 par Marc-Aurèle Barez
Pour son deuxième jour en Algérie, le pape Léon XIV poursuit une visite historique marquée par un déplacement à Annaba, sur les traces de saint Augustin, après une première journée axée sur le dialogue interreligieux. En marge du voyage, une confrontation a éclaté entre le souverain pontife et Donald Trump.
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LE PAPE SUR LES TRACES DE SAINT AUGUSTIN À ANNABA
Premier pape à fouler le sol algérien, Léon XIV a marqué le début de cette visite historique lundi à Alger en rendant hommage aux victimes de la guerre d’indépendance contre la France. Devant les autorités algériennes, dont le président Abdelmadjid Tebboune, il a appelé à promouvoir une société civile « vivante, dynamique et libre ».
Dans la capitale, il a également visité la Grande Mosquée d’Alger, imposant complexe religieux dominé par un minaret de près de 267 mètres, avant de se rendre à la basilique Notre-Dame d’Afrique. Une église où selon lui "la communion entre chrétien et musulmans se construit".
Ce mercredi, le programme du pape prévoit la visite du site archéologique romain d’Annaba, où Saint-Augustin fut évêque, ainsi qu’une maison d’accueil pour personnes âgées démunies. Sa première grande tournée internationale se poursuit ensuite vers le Cameroun, l’Angola et la Guinée équatoriale, pour un périple d’environ 18 000 kilomètres.
CONFRONTATION AVEC DONALD TRUMP
Dans un contexte international tendu par la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump a vivement critiqué le souverain pontife ces derniers jours, déclarant notamment ne pas être « un grand fan » du pape. Il l’a accusé de soutenir l’armement nucléaire iranien, de s’être opposé à l’opération militaire au Venezuela, et de rencontrer des sympathisants de l’ex-président démocrate Barack Obama.
Le pape Léon XIV a répondu en affirmant que l’Église avait « le devoir moral de s’exprimer très clairement contre la guerre ». Il a également déclaré : « Je n’ai peur ni de l’administration Trump, ni de m’exprimer haut et fort sur le message de l’Évangile ».
Face à ces tensions, plusieurs soutiens se sont exprimés en Europe et aux États-Unis, notamment parmi les évêques italiens et américains. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a également jugé les propos du président américain inacceptables.
De son côté, Donald Trump a refusé de revenir sur ses critiques, estimant que le pape faisait preuve d’« une grande faiblesse ».
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