La Russie veut développer des centrales nucléaires flottantes en Afrique

Modifié : 22h28 par Radio Orient avec l'AFP

La Russie a annoncé vendredi son intention de fournir de l’électricité à plusieurs pays africains grâce à des centrales nucléaires flottantes, en proposant des tarifs qu’elle présente comme abordables.

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Des discussions portant sur des projets concrets sont actuellement menées avec quatre pays : l’Égypte, la Tanzanie, le Togo et la Namibie.

Cette annonce a été faite par Alexeï Likhatchev, directeur général de l’agence nucléaire russe Rosatom, à l’issue du troisième sommet Russie-Afrique organisé à Moscou. Selon lui, neuf pays du continent ont déjà manifesté un vif intérêt pour cette technologie, dont la demande serait particulièrement importante.

Le responsable russe a également mentionné le lancement d’un projet d’exploitation d’un gisement d’uranium en Namibie. Il a par ailleurs évoqué les perspectives d’exploitation d’un gisement de lithium au Mali, dont les réserves dépasseraient, selon ses estimations, 4 000 tonnes.

La Russie mise sur son expérience dans le nucléaire flottant

La Russie est actuellement le seul pays à exploiter une centrale nucléaire flottante. Installée dans la région reculée de Tchoukotka, celle-ci est en service depuis 2020. Moscou envisage désormais de développer une flotte de ce type d’installations afin d'approvisionner en électricité des territoires difficiles d’accès, notamment dans l’Arctique.

Alexeï Likhatchev estime que cette technologie pourrait répondre aux besoins de plusieurs économies africaines confrontées à des coûts élevés de l’électricité et à des contraintes financières. Il a notamment souligné que 38 des 54 pays africains disposent d’un accès à la mer, ce qui pourrait faciliter le déploiement de ces installations.

D’après le dirigeant de Rosatom, les centrales flottantes permettraient également de limiter l’impact des facteurs extérieurs sur les tarifs de l’électricité et d’assurer un approvisionnement énergétique plus stable.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de Moscou visant à renforcer ses relations avec les pays africains, notamment dans les domaines économique, énergétique et militaire, alors que les tensions entre la Russie et les pays occidentaux restent importantes.