Israël : les soupçons de fraude électorale ne devraient pas remettre en cause les résultats des législatives, selon la commission électorale

Modifié : 21h55 par Radio Orient avec l'AFP

La commission électorale israélienne estime que les soupçons d’irrégularités signalés lors des élections législatives du 27 octobre ne sont pas de nature à remettre en question la régularité du scrutin ni ses résultats globaux, même si les faits venaient à être confirmés.

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Au lendemain du vote, l’instance électorale avait saisi le Shin Bet, le service de renseignement intérieur israélien, afin qu’une enquête soit ouverte sur de possibles tentatives de fraude électorale.

Le scrutin a notamment été marqué par une progression importante des deux listes arabes, Raam et la Liste unifiée, qui ont remporté ensemble 19 sièges, selon les résultats définitifs. Jeudi, ces formations ont été accusées par le camp de Benyamin Netanyahou d’avoir bénéficié de financements qataris destinés à acheter des voix. Des accusations fermement rejetées par Doha et les partis concernés.

Des soupçons de financements étrangers

Dimanche, le juge Sohlberg a confirmé que les investigations portaient sur des financements étrangers susceptibles d’avoir visé à influencer le processus électoral, avec une possible dimension sécuritaire. Il a toutefois insisté sur le fait que cette enquête ne devait en aucun cas discréditer le vote de la communauté arabe.

Le Likoud, parti dirigé par Benyamin Netanyahou, a réagi en dénonçant une position qu’il juge contradictoire. Le parti s’est étonné que le juge évoque des soupçons particulièrement graves de financement étranger tout en affirmant qu’ils n’auraient aucune conséquence sur les résultats, alors que l’enquête est toujours en cours.

Par ailleurs, le tribunal de Beersheva, dans le sud du pays, a ordonné dimanche la libération d’un suspect arrêté le jour du scrutin dans le cadre de l’enquête sur de possibles achats de voix. La détention provisoire d’un deuxième suspect a été prolongée, tandis qu’un troisième a été placé en résidence surveillée.

La police avait annoncé mardi l’arrestation de trois personnes retrouvées en possession d’enveloppes et d’argent liquide. Elles sont soupçonnées d’avoir tenté d’acheter des voix en faveur de la liste arabe israélienne Raam, qui a rejeté toute implication dans cette affaire.

De son côté, le chef du parti, Mansour Abbas, a accusé Benyamin Netanyahou de « mentir » en imputant à la minorité arabe des pratiques de fraude électorale.