Iran : Téhéran propose de rouvrir le détroit d’Ormuz en 48 heures sous conditions américaines
Modifié : 14h06 par Radio Orient avec l'AFP
L’Iran affirme être en mesure de rouvrir le détroit d’Ormuz dans un délai de 48 heures, contre sept jours initialement prévus, à condition que les États-Unis acceptent les exigences formulées par Téhéran.
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Cette annonce a été faite lundi par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
Esmaïl Baghaï a présenté cette proposition comme une nouvelle preuve de la volonté de son pays de parvenir à un accord. Il a précisé que les échanges de messages avec Washington se poursuivaient par l’intermédiaire de médiateurs, ajoutant que la sécurisation du détroit et la reprise des négociations pourraient intervenir rapidement si les demandes iraniennes étaient satisfaites.
Téhéran pose plusieurs conditions à la réouverture
Les autorités iraniennes affirment que la suite des discussions dépend entièrement de la réponse américaine à leurs revendications. Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran, Téhéran revendique le contrôle du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce mondial de l’énergie.
Parmi les principales conditions avancées figurent l’instauration d’un cessez-le-feu sur l’ensemble des fronts régionaux, le déblocage des avoirs iraniens détenus à l’étranger, la levée des sanctions visant le secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus naval américain contre les ports iraniens.
Ces exigences figuraient déjà dans un projet d’accord conclu entre les deux pays en juin, après une trêve instaurée en avril à l’issue de 40 jours de bombardements. Toutefois, cette entente n’a pas résisté à la reprise des hostilités durant l’été, entraînant de nouveaux échanges de frappes dans la région.
L’Iran réclame également des ajustements militaires
Dans un entretien accordé dimanche à la chaîne Al Jazeera, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a ajouté une nouvelle exigence : l’acceptation par Washington du nouvel itinéraire de transit dans le détroit d’Ormuz, convenu entre l’Iran et Oman. Il a également évoqué la nécessité de réduire la présence des forces militaires américaines récemment déployées dans la région.
Malgré une relative accalmie militaire observée depuis septembre, les tensions restent vives. Les États-Unis et Israël ont multiplié les déclarations menaçantes ces derniers jours. Samedi, Donald Trump a notamment affirmé qu’il lui restait encore à « s’occuper » d’un ou deux sites nucléaires iraniens.
En réponse, Esmaïl Baghaï a averti lundi que toute nouvelle agression ou opération militaire contre l’Iran entraînerait une riposte « puissante, immédiate et globale », réaffirmant ainsi la fermeté de la position de Téhéran.
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