Iran : Donald Trump privilégie la voie diplomatique plutôt qu'une nouvelle intervention militaire, selon Marco Rubio

Modifié : 21h35 par Radio Orient avec l'AFP

Le président américain Donald Trump n'a pas encore pris de décision concernant une éventuelle nouvelle opération militaire contre l'Iran.

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Selon le secrétaire d'État Marco Rubio, Washington privilégie pour le moment une approche diplomatique afin de tenter de désamorcer les tensions entre les deux pays.

S'exprimant à Atlanta, à l'issue d'une réunion des pays du G20, Marco Rubio a affirmé que Donald Trump souhaitait donner la priorité à une solution pacifique. Il a précisé que si le président américain avait voulu recourir à la force, il aurait pu le faire depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Le chef de la diplomatie américaine a également évoqué des discussions en cours, menées notamment par l'intermédiaire de pays médiateurs comme le Qatar. Il a toutefois refusé de communiquer un calendrier précis, assurant que les négociations n'avaient jamais véritablement été interrompues.

Rubio a souligné que les États-Unis restaient ouverts à un accord diplomatique, à condition que celui-ci garantisse leur sécurité nationale et réponde aux principales préoccupations de Washington. Il a par ailleurs dénoncé les attaques iraniennes contre des navires commerciaux.

De son côté, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a mis en garde samedi les États-Unis contre toute nouvelle frappe militaire, alors que les spéculations sur une possible reprise du conflit au Moyen-Orient se multiplient.

Ces dernières semaines, Donald Trump a multiplié les déclarations menaçantes à l'égard de Téhéran. Plusieurs médias évoquent même l'éventualité d'une nouvelle campagne militaire après les élections américaines de mi-mandat prévues mardi.

Lors de la réunion du G20, plusieurs responsables, dont la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, ont appelé à éviter toute escalade dans la région.

La semaine dernière, Donald Trump avait évoqué la possibilité de lancer une nouvelle opération baptisée « Petite Fureur épique », en référence à l'offensive militaire américaine contre l'Iran déclenchée le 28 février.

Vendredi, le ministre allemand des Affaires étrangères a, pour sa part, estimé qu'une reprise des combats ne permettrait pas de résoudre le problème, quelles que soient les circonstances.