Guerre en Iran : les Etats-Unis ralentissent leurs frappes, pénurie de missiles ou stratégie diplomatique ?

Modifié : 14h47 par Radio Orient avec l'AFP

Après plusieurs semaines de bombardements intensifs, les États-Unis n'ont mené aucune frappe contre l'Iran pour la deuxième nuit consécutive. Cette accalmie alimente les spéculations sur un possible épuisement de certains stocks de missiles, tandis que Washington affirme vouloir laisser une place aux négociations sans exclure une reprise des opérations militaires.

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Une pause inhabituelle dans les frappes américaines

Pour la deuxième nuit consécutive, aucune frappe américaine n'a été signalée contre des objectifs iraniens. Cette interruption intervient après plusieurs semaines d'opérations militaires intensives menées par Washington contre les infrastructures militaires iraniennes.

Officiellement, l'administration Trump ne parle pas d'un changement de stratégie. Elle affirme que toutes les options restent ouvertes tout en laissant une marge aux discussions diplomatiques engagées avec Téhéran.

Des inquiétudes sur les capacités militaires américaines

Selon plusieurs médias américains, dont le New York Times et CNN, cette pause pourrait également s'expliquer par des préoccupations concernant les stocks de certains systèmes de défense.

Des responsables militaires auraient alerté la Maison-Blanche sur la diminution des intercepteurs Patriot et d'autres équipements utilisés pour protéger les bases américaines et les alliés des États-Unis dans le Golfe contre d'éventuelles représailles iraniennes.

Ces tensions sur les stocks s'expliqueraient notamment par plusieurs années de soutien militaire à l'Ukraine ainsi que par les opérations conduites contre les rebelles houthis au Yémen.

Washington dément tout manque de moyens

Les autorités américaines rejettent toutefois l'idée d'une incapacité militaire.

L'ambassadeur américain auprès des Nations unies, Mike Waltz, assure que les forces américaines disposent des ressources nécessaires pour poursuivre la campagne si le président Donald Trump en donne l'ordre. Il annonce même l'envoi de renforts militaires supplémentaires au Moyen-Orient afin de renforcer le dispositif américain.

Entre pression militaire et ouverture diplomatique

Malgré les bombardements, Donald Trump affirme que les contacts avec Téhéran se poursuivent. Le président américain assure que le dialogue n'est pas rompu et laisse entendre qu'une solution négociée demeure envisageable.

L'Iran affirme de son côté avoir suspendu certaines opérations offensives, tout en précisant que cette décision pourrait être remise en cause si les frappes américaines reprenaient.

Le risque d'une nouvelle escalade demeure

Selon plusieurs responsables du Pentagone, des plans d'opérations plus larges restent prêts à être activés. Ils viseraient notamment des installations militaires côtières iraniennes, des batteries de missiles et des infrastructures utilisées pour les opérations navales dans le détroit d'Ormuz.

Mais une telle offensive pourrait accroître le risque de pertes civiles importantes et provoquer une nouvelle escalade régionale.

Une guerre qui entre dans une nouvelle phase

Après cinq mois de conflit, la guerre semble entrer dans une phase plus incertaine. Les considérations militaires, diplomatiques et logistiques s'entremêlent désormais.

La pause observée ces derniers jours ne signifie pas nécessairement une désescalade durable. Elle pourrait refléter à la fois une volonté de préserver certaines capacités militaires, de maintenir une pression sur Téhéran et de laisser une dernière fenêtre ouverte aux négociations avant une éventuelle reprise des opérations.