Visas entre la France et l'Algérie : Tebboune clarifie la position d'Alger

Modifié : 16h58 par Nadia Bencheikh (Avec AFP)

Nouvelle mise au point d'Abdelmadjid Tebboune dans le dossier des visas entre la France et l'Algérie. Le président algérien affirme n'avoir "jamais" demandé à Paris d'augmenter le nombre de visas accordés aux Algériens. Une déclaration qui intervient après plusieurs jours de polémique en France.

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Le président algérien dément catégoriquement avoir réclamé un quota de visas à la France. Dans un entretien qui sera diffusé ce soir, Abdelmadjid Tebboune affirme n'avoir "jamais demandé un nombre de visas" et assure n'avoir jamais évoqué cette question avec les autorités françaises.
 
Cette déclaration intervient après une vive polémique déclenchée par les propos de l'ambassadeur de France à Alger. Stéphane Romatet avait évoqué un retour progressif au niveau d'avant la crise diplomatique, soit environ 250 000 visas par an délivrés aux Algériens.
Des déclarations aussitôt critiquées par une partie de la classe politique française. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, avait dénoncé une "capitulation", tandis que Bruno Retailleau, candidat des Républicains à l'élection présidentielle, avait parlé d'un "renoncement".
 
Face à la polémique, Emmanuel Macron est intervenu la semaine dernière pour préciser que la France ne s'était fixé "aucun objectif chiffré" en matière de visas et qu'il n'y avait "aucun laxisme" sur ce dossier.
 
Dans cet entretien, Abdelmadjid Tebboune revient également sur les relations franco-algériennes. Il affirme ne jamais avoir demandé d'excuses ni d'indemnisation à la France pour la période coloniale. Le chef de l’Etat algérien a toutefois réitéré l'exigence d'une reconnaissance des crimes commis durant la colonisation.                                                                                                                                                      
 
  Une relation bilatérale qui tente de se reconstruire après les fortes tensions provoquées par la position française sur le Sahara occidental.