Un cessez-le-feu in extremis entre Washington et Téhéran
Modifié : 0h01 par Marc-Aurèle Barez
Les États-Unis et l’Iran ont conclu un accord pour suspendre les hostilités pendant deux semaines, en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz. Si chacun revendique une victoire, la situation demeure fragile et les incertitudes nombreuses.
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Victoires proclamées, paix incertaine
Aux États-Unis, Donald Trump défend une victoire « totale » et « complète ». « 100 %, il n’y a aucun doute là-dessus », affirme-t-il. De l’autre côté, en Iran, le Conseil suprême de la sécurité évoque également un succès majeur, estimant que l’ennemi a subi « une défaite indéniable, historique et écrasante ».
Chacun revendique donc un succès, mais la paix reste encore à construire. La situation demeure fragile, alors que des pourparlers doivent se tenir ce vendredi entre émissaires iraniens et américains au Pakistan, médiateur clé dans ce conflit déclenché le 28 février et qui a déjà fait des milliers de morts.
Le détroit d’Ormuz au cœur des négociations
La réouverture du détroit d’Ormuz constituait la condition posée par Washington pour suspendre ses attaques. Le président américain exigeait une « ouverture totale et immédiate » de ce passage stratégique.
Les autorités iraniennes ont accepté de rouvrir le détroit pendant deux semaines, à condition que les frappes américaines cessent. Dans ce cadre, l’armée iranienne devrait surveiller le flux limité de navires autorisés à y transiter.
Selon un communiqué de la République islamique, le plan en dix points proposé par Téhéran inclut notamment le maintien du contrôle iranien sur le détroit, la levée des sanctions et la poursuite de l’enrichissement d’uranium. Toutefois, cette dernière exigence ne figure pas dans la version anglaise transmise à l’ONU.
Donald Trump assure néanmoins que cette question sera « parfaitement réglée » durant la trêve. Il évoque des discussions « très avancées » en vue d’un accord de paix « à long terme », qualifiant la proposition iranienne de « base viable pour négocier ». Reste à savoir combien de temps cette fenêtre diplomatique restera ouverte.
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