Trump menace les vins français de droits de douane à 200% après le refus de Paris de son « Conseil de paix »
Modifié : 21 janvier 2026 à 19h53 par Nadia Bencheikh avec l'AFP
Nouveau coup de tension entre Paris et Washington. Donald Trump menace d’imposer 200% de droits de douane sur les vins et champagnes français. Une riposte au refus d’Emmanuel Macron de rejoindre le “Conseil de paix” proposé par le président américain, présenté comme une alternative à l’ONU.
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À l’Élysée, on dénonce une pression “inacceptable” pour influencer la politique étrangère française.
Donald Trump hausse le ton. Le président américain menace d’appliquer 200% de droits de douane sur les vins et champagnes français. Il réagit au refus d’Emmanuel Macron de rejoindre son “Conseil de paix”. “Je vais mettre 200% de droits de douane sur ses vins et champagnes”, a-t-il déclaré lundi à des journalistes, en Floride.
À Paris, l’entourage d’Emmanuel Macron répond fermement. Il juge ces menaces “inacceptables” et “inefficaces”. Et affirme que la France n’entend pas donner suite, “à ce stade”, à l’invitation américaine.
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Ce “Conseil de paix” est présenté par la Maison Blanche comme un outil pour contribuer à la résolution des conflits. Mais une “charte”, obtenue par l’AFP, décrit une organisation qui ferait concurrence à l’ONU. Le texte critique des institutions qui ont “trop souvent échoué”. Et plaide pour une structure plus “agile”.
Surtout, la charte place Donald Trump au centre : il serait le premier président, avec de très larges pouvoirs. Il invite les dirigeants, contrôle l’agenda, et doit approuver les décisions. Ce qui lui donne, de fait, un droit de veto.
Surtout, la charte place Donald Trump au centre : il serait le premier président, avec de très larges pouvoirs. Il invite les dirigeants, contrôle l’agenda, et doit approuver les décisions. Ce qui lui donne, de fait, un droit de veto.
Autre point : un ticket d’entrée. Un milliard de dollars versé la première année permettrait d’obtenir un siège permanent.
En France, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard dénonce sur TF1 une menace “inadmissible”. Elle parle d’un geste “brutal”. Et d’un “outil de chantage” ciblant la viticulture, “en difficulté”, dit-elle, mais aussi “fleuron” de l’agriculture française.
L’enjeu économique est important. Les États-Unis sont le premier marché à l’export pour la France. En 2024, Paris y a vendu 2,4 milliards d’euros de vin et 1,5 milliard de spiritueux, soit environ un quart de ses exportations.
Dans la classe politique, les réactions convergent. Mathilde Panot, pour LFI, soutient le refus français. Et la FNSEA appelle l’Europe à ne plus “subir” ces bras de fer.
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