Nigeria : après les frappes américaines de Noël contre des terroristes , Abuja envisage de nouvelles opérations
Modifié : 26 décembre 2025 à 19h45 par Nadia Bencheikh
Au Nigeria, après les frappes américaines menées le jour de Noël contre des terroristes, Abuja laisse entendre que l’opération pourrait se poursuivre. Le chef de la diplomatie nigériane affirme que le Nigeria a fourni les renseignements à Washington et que le président Tinubu a donné son feu vert.
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Le Nigeria évoque la possibilité de nouvelles frappes contre des groupes terroristes, au lendemain d’attaques américaines menées le jour de Noël dans le nord du pays.
Interrogé sur la suite, le ministre des Affaires étrangères Yusuf Tuggar parle d’un “processus en cours” et assure que son pays “travaille avec les États-Unis”, ainsi qu’avec “d’autres pays”.
Le chef de la diplomatie nigériane affirme que les autorités d’Abuja ont fourni à Washington les renseignements ayant permis les frappes. Il dit avoir été en ligne avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio à deux reprises : une première conversation de 19 minutes avant l’attaque, puis un nouvel échange de cinq minutes juste avant son déclenchement. Yusuf Tuggar précise aussi que le président Bola Tinubu a donné son “feu vert” à l’opération.
Le commandement américain en Afrique indique, sur X, avoir frappé “à la demande des autorités nigérianes”, en tuant “plusieurs terroristes de l’État islamique” dans l’État de Sokoto. À Washington, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, se dit “reconnaissant” du soutien et de la coopération du gouvernement nigérian.
Cette intervention est présentée comme la première action militaire américaine au Nigeria sous Donald Trump. Le président américain, qui affirme que des chrétiens y seraient sous une “menace existentielle”, s’est félicité, sur Truth Social, de frappes “parfaites”, en visant ceux qu’il accuse d’attaquer des chrétiens. De son côté, Yusuf Tuggar insiste : l’approche du Nigeria contre le terrorisme ne dépend pas de la religion des victimes, “musulmanes ou chrétiennes”. Un argument qui s’inscrit contre la lecture d’une persécution religieuse, une thèse que le gouvernement nigérian et des analystes indépendants refusent de reprendre.
Dans ce contexte, L’analyste Malik Samuel, de l'ONG Good Governance Africa, estime que Donald Trump “n’aurait pas accepté un refus” du Nigeria, et que les autorités nigérianes cherchent aussi à afficher leur coopération sous pression diplomatique, alors même que, selon lui, dans le nord-ouest, auteurs et victimes sont majoritairement musulmans. Le pays reste confronté à un conflit terroriste ancien dans le nord-est, et à des gangs armés de “bandits” dans le nord-ouest.
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