Tensions entre l’Iran et les États-Unis : Téhéran exclut toute présence militaire américaine dans le Golfe

Modifié : 15h27 par Radio Orient avec l'AFP

L’Iran a durci samedi son discours à l’égard de Washington. Le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général Ali Abdollahi, a affirmé que les navires militaires américains ne seraient autorisés à entrer dans les eaux du Golfe « en aucune circonstance », sur fond d’escalade des tensions entre les deux pays.

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« Nous n’autoriserons en aucune circonstance et à aucun moment la présence de navires militaires américains dans le Golfe », a déclaré le responsable iranien, cité par la télévision d’État. Il a également rejeté les ambitions militaires américaines dans la région, affirmant que le président Donald Trump ne verrait pas ses forces revenir dans le golfe Persique.

Ces déclarations interviennent alors que les États-Unis et Israël ont multiplié les menaces de frappes contre la République islamique ces derniers jours. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux pétroliers ont pris feu après avoir heurté une mine dans le détroit d’Ormuz, selon un communiqué des Gardiens de la Révolution publié sur leur site officiel, Sepah News.

L’Iran revendique le contrôle de ce passage maritime stratégique, par lequel transitait auparavant environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux. Depuis le début de la guerre, déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran, la navigation dans cette zone est fortement perturbée. En réponse, Washington maintient un blocus des ports iraniens, tandis que les négociations entre les deux parties restent dans l’impasse.

Depuis le verrouillage du détroit par les forces iraniennes, plusieurs navires tentent de rejoindre le Golfe ou d’en sortir sans autorisation de Téhéran, en longeant les côtes omanaises. Ces derniers jours, les attaques se sont intensifiées, alors que de plus en plus de pétroliers empruntaient cette voie sous escorte américaine. Selon des analystes, Téhéran chercherait ainsi à démontrer sa capacité persistante à perturber le trafic maritime international.

Vendredi, l’émissaire américain Tom Barrack a déclaré que Washington pourrait frapper l’Iran dès ce week-end. Il a toutefois précisé que Donald Trump restait « ouvert à un accord » avec Téhéran, laissant entrevoir une possible issue diplomatique malgré la montée des tensions.