Tensions avec Washington : l’Iran exclut toute négociation dans les conditions actuelles

Modifié : 15 septembre 2026 à 13h58 par Radio Orient avec l'AFP

Le pouvoir iranien a fermement écarté, mardi, toute reprise du dialogue avec les États-Unis tant que ses principales exigences ne seront pas satisfaites.

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Cette position intervient après les déclarations de Donald Trump, qui s’est de nouveau dit favorable à l’ouverture de discussions avec Téhéran afin de mettre un terme au conflit.

Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a appelé la population à ne pas se laisser influencer par les déclarations jugées contradictoires du président américain. Sur X, il a notamment souligné que Washington alternait entre le refus de négocier et l’affirmation de sa volonté de discuter avec l’Iran.

« Aucune discussion tant que les conditions de l’Iran ne seront pas remplies », a-t-il affirmé, dans un message en anglais qui semble répondre directement aux propos tenus la veille par Donald Trump.

De son côté, le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social qu’il restait « ouvert » à un dialogue avec Téhéran. Il a toutefois affirmé que la décision d’engager ou non des discussions dépendrait de Washington, tout en estimant que l’Iran souhaitait parvenir rapidement à un accord.

Téhéran fixe plusieurs conditions

Pour les autorités iraniennes, toute négociation doit d’abord être précédée par la fin définitive des hostilités et de toute action militaire américaine contre l’Iran et ses alliés dans la région, notamment le Hezbollah au Liban.

Téhéran réclame également la levée du blocus affectant ses ports, ainsi qu’une indemnisation complète pour les dégâts provoqués par les opérations militaires. Le gouvernement iranien demande en outre la suppression des sanctions économiques américaines et le déblocage, sans conditions préalables, des avoirs iraniens détenus à l’étranger.

Les États-Unis et Israël ont lancé, le 28 février, des opérations militaires contre l’Iran, justifiant leur intervention par la menace que représenterait, selon eux, le programme nucléaire iranien.

En réponse, Téhéran a mené des frappes contre plusieurs cibles à travers le Moyen-Orient, affirmant viser principalement des bases et des intérêts américains ainsi que des sites liés aux opérations dirigées contre son territoire.

La situation autour du détroit d’Ormuz demeure particulièrement tendue. Le contrôle exercé par l’Iran sur ce passage maritime stratégique perturbe les flux énergétiques internationaux, contribue à la hausse des prix du pétrole et fait craindre de nouvelles répercussions sur l’économie mondiale.