Téhéran pose ses conditions pour la réouverture du détroit d’Ormuz
Modifié : 20 septembre 2026 à 22h43 par Radio Orient avec l'AFP
L’Iran affirme avoir transmis aux États-Unis ses conditions en vue d’une éventuelle réouverture du détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial, fortement perturbé depuis le début du conflit entre Téhéran et Washington.
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Le négociateur en chef iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré dimanche que les conditions de Téhéran avaient été communiquées aux États-Unis par l’intermédiaire de médiateurs. Selon lui, aucun retour à la situation qui prévalait avant les négociations ne serait possible tant que les engagements américains ne seraient pas respectés.
Avant le déclenchement de la guerre, le détroit d’Ormuz constituait une voie essentielle pour le transport des hydrocarbures, avec près d’un cinquième des volumes mondiaux y transitant. Depuis le début des hostilités, le 28 février, son trafic est fortement perturbé, tandis que Washington a mis en place un blocus visant les ports iraniens.
Le Qatar au cœur des efforts de médiation
Selon les autorités iraniennes, les conditions de Téhéran ont été transmises aux États-Unis par l’intermédiaire du Qatar, qui joue un rôle de médiateur dans le conflit.
Le général Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, avait précisé samedi que les demandes avaient été communiquées à Washington via Doha. Dans un entretien accordé à Al Jazeera, il a indiqué que Téhéran exigeait notamment la fin des hostilités sur l’ensemble des fronts, le déblocage de ses avoirs gelés ainsi que la levée du blocus naval américain.
Téhéran menace les intérêts américains dans la région
Dans un communiqué diffusé dimanche, le commandement central iranien Khatam al-Anbiya a également adressé une mise en garde aux États-Unis et aux pays de la région.
Les forces iraniennes ont averti que toute attaque américaine contre l’Iran entraînerait des frappes contre les intérêts et les installations américaines dans la région. Téhéran a également prévenu les pays voisins qu’ils pourraient être considérés comme impliqués dans le conflit s’ils apportaient leur soutien aux opérations américaines.
Par ailleurs, le Pakistan poursuit ses efforts de médiation. Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, était attendu dimanche à Téhéran pour participer à des discussions visant à favoriser une issue diplomatique au conflit entre l’Iran et les États-Unis.
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