Syrie : Washington retire Damas de sa liste des États soutenant le terrorisme

Modifié : 25 août 2026 à 12h06 par Nadia Bencheikh (Avec AFP)

 Une décision majeure pour la Syrie, qui espère désormais accélérer sa reconstruction et son retour dans l’économie mondiale. Après 47 ans, Washington a retiré le pays de sa liste des États soutenant le terrorisme. Le président syrien Ahmad al-Chareh salue la fin d’un « lourd fardeau » et une nouvelle étape dans le rapprochement avec les États-Unis.

RO

Pour Ahmad al-Chareh, la Syrie tourne « la page douloureuse de son passé ». Le président syrien a salué la décision américaine de retirer son pays de la liste des États soutenant le terrorisme, sur laquelle il figurait depuis 47 ans.

Une mesure particulièrement importante pour Damas, car cette inscription constituait un frein aux investissements étrangers. Les nouvelles autorités syriennes cherchent aujourd’hui à attirer des capitaux pour reconstruire les infrastructures dévastées par plus de dix années de guerre civile.

Washington estime que cette décision permet de lever les derniers obstacles majeurs à l’investissement privé en Syrie. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio évoque une « voie vers la prospérité » et souhaite favoriser la réintégration du pays dans l’économie mondiale.

Autre geste américain : Hayat Tahrir al-Sham, l’ancien groupe islamiste dirigé par Ahmad al-Chareh, a lui aussi été retiré de la liste américaine des principaux groupes et individus terroristes. Anciennement appelé Front al-Nosra, il avait été un temps la branche syrienne d’Al-Qaïda avant de rompre avec l’organisation en 2016.

Pour le gouvernement syrien, cette décision marque donc une étape décisive. Le ministre des Affaires étrangères parle d’un moment « historique », tandis que celui des Finances y voit une nouvelle possibilité d’attirer investissements et technologies pour soutenir la reconstruction du pays.