Syrie : inquiétudes croissantes sur le sort des détenus de Daech
Modifié : 9h10 par Nadia Bencheikh avec l'AFP
En Syrie, les combats entre l’armée et les forces kurdes ravivent une inquiétude majeure : le sort des détenus de Daech.
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Plusieurs prisons et camps abritent encore des milliers d’ex-combattants, mais aussi des femmes et des enfants.
Et face au risque d’évasions, les États-Unis ont commencé à transférer des prisonniers vers l’Irak, où Bagdad annonce désormais l’ouverture de procédures judiciaires.
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Le scénario inquiète de longue date les services de sécurité : en Syrie, l’instabilité fragilise les prisons et les camps qui détiennent des membres présumés de l’organisation Daech.
Des milliers d’ex-combattants, mais aussi des dizaines de milliers de femmes et d’enfants, sont répartis dans une vingtaine de sites. Parmi eux, près de dix mille étrangers.
Des lieux qualifiés par des spécialistes de “chaudrons de radicalité”. Mais leur degré de radicalisation reste difficile à évaluer de façon globale.
Depuis l’offensive lancée par l’armée syrienne contre les positions des Forces démocratiques syriennes, la situation évolue très vite. Une source sécuritaire occidentale parle d’un risque qu’on ne peut pas exclure : celui d’évasions, sur fond de transferts de troupes et de retrait de gardiens kurdes.
Le cessez-le-feu annoncé prévoit que l’État syrien devienne responsable des détenus. Mais sur le terrain, l’incertitude demeure. Les forces kurdes disent avoir dû se retirer du camp d’al-Hol, le plus grand, qui abrite environ 24.000 personnes, dont des milliers d’étrangers.
Et les versions divergent sur la prison de Chaddadi : les Kurdes parlent d’une attaque, Damas accuse les FDS d’avoir libéré des détenus. Dans ce brouillard, rumeurs et propagande circulent.
Pour les experts, des évasions massives seraient “la chronique d’un désastre annoncé”. D’autant que l’État islamique suit de près la situation : sur ses canaux de communication, le sort des prisonniers est déjà au cœur des discussions. Même une libération limitée pourrait renforcer ses combattants encore présents en Syrie.
Face à ce risque, l’armée américaine a lancé des opérations pour transférer jusqu’à 7.000 prisonniers vers l’Irak.
Et Bagdad annonce ce matin que la justice irakienne engagera des procédures judiciaires contre les détenus transférés, une fois placés dans les établissements pénitentiaires appropriés.
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