Sénégal : un naufrage meurtrier d’une embarcation de migrants fait au moins 34 victimes
Modifié : 22h07 par Radio Orient avec l'AFP
Le bilan du naufrage d’une pirogue transportant des migrants au large des côtes de Kébémer, dans le nord-ouest du Sénégal, s’est alourdi à 34 morts, contre 21 initialement annoncés.
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Selon les médias publics sénégalais et une organisation non gouvernementale, plusieurs personnes sont toujours portées disparues.
L’Agence de presse sénégalaise fait état d’au moins 34 décès et d’un nombre encore indéterminé de disparus. L’ONG Action pour les droits humains et l’amitié a également confirmé ce bilan, précisant qu’une seule personne avait survécu à l’accident, selon un communiqué transmis à l’AFP.
D’après le quotidien national Le Soleil, le drame s’est produit au large de Loumpoul, dans la région de Louga, entre Dakar et Saint-Louis. La majorité des victimes seraient originaires des communes de Léona et de Thiéppe.
Depuis plusieurs années, de nombreux migrants ouest-africains, notamment des jeunes, tentent de rejoindre clandestinement l’Europe en traversant l’océan Atlantique à bord d’embarcations souvent surchargées et en mauvais état. Les îles espagnoles des Canaries constituent l’une de leurs principales destinations.
Des départs toujours nombreux malgré les risques
Par ailleurs, la gendarmerie sénégalaise a annoncé samedi l’interception de 142 migrants, parmi lesquels des femmes et des enfants, au large de Dakar. Ces derniers tentaient de rejoindre l’Espagne à bord d’une pirogue. L’intervention, menée vendredi, s’est déroulée dans le cadre du dispositif de sécurité entourant les Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar.
Le groupe était composé de 40 Sénégalais, 93 Gambiens, un ressortissant de Guinée-Bissau, deux Guinéens et deux Nigérians. Parmi eux se trouvaient également deux nourrissons et deux enfants mineurs.
Fin octobre, l’ONG Action pour les droits humains et l’amitié avait déjà alerté les autorités sénégalaises sur la multiplication des départs périlleux vers l’Europe. Elle avait notamment signalé l’arrivée de près de 1 000 migrants ouest-africains aux Canaries les 22 et 23 octobre.
De son côté, le ministère sénégalais de l’Intérieur a réaffirmé sa volonté de lutter contre les réseaux de passeurs, notamment à travers un renforcement de la coopération avec les pays voisins.
Les contrôles maritimes renforcés par le Sénégal, la Mauritanie et le Maroc ont toutefois entraîné un déplacement des points de départ vers le sud, notamment les côtes de la Gambie, de la Guinée-Bissau et de la Guinée. Cette évolution contribue à rallonger les trajets et à accroître les dangers auxquels sont exposés les migrants.
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