Royaume-Uni : Andy Burnham ouvre le débat sur un possible retour à la libre circulation avec l’UE

Modifié : 20h17 par Radio Orient avec l'AFP

Le Premier ministre britannique Andy Burnham s’est déclaré favorable à une discussion sur un éventuel rétablissement de la libre circulation des personnes entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, selon un entretien publié dimanche par le Sunday Times.

re

Le dirigeant travailliste souhaite examiner plusieurs options pour renforcer les relations entre Londres et Bruxelles, à l’approche d’un sommet prévu le 20 novembre dans la capitale belge.

Andy Burnham a également évoqué la possibilité que le Royaume-Uni puisse, à l’avenir, envisager de rejoindre de nouveau l’Union européenne. Il estime notamment nécessaire d’engager un débat ouvert sur l’évolution de l’immigration depuis le Brexit.

La question migratoire avait joué un rôle majeur dans le référendum de 2016, au cours duquel une courte majorité de Britanniques avait voté en faveur de la sortie de l’UE. Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne au début de l’année 2020.

Selon Andy Burnham, la situation migratoire a considérablement évolué depuis cette rupture. Il a souligné la différence entre les migrations temporaires, où les travailleurs venaient au Royaume-Uni avant de repartir, et les tendances migratoires actuelles.

Entré en fonction en juillet, le Premier ministre a toutefois affirmé vouloir respecter le programme électoral de 2024 de son prédécesseur, Keir Starmer. Celui-ci excluait le rétablissement de la libre circulation, le retour au marché unique européen ainsi qu’une union douanière avec l’UE.

Tout changement majeur dans les relations entre Londres et Bruxelles pourrait donc nécessiter un nouveau mandat électoral, les prochaines élections législatives étant normalement prévues au plus tard en 2029.

Andy Burnham a par ailleurs précisé qu’il ne recommanderait pas l’adhésion à la monnaie unique européenne, l’euro, ni à l’espace Schengen, qui permet la circulation sans contrôles systématiques aux frontières intérieures.

Ces déclarations ont suscité de vives critiques de la part de Nigel Farage, chef du parti anti-immigration Reform UK. Celui-ci a dénoncé une « trahison totale du Brexit britannique ».

De leur côté, les responsables britanniques et européens espèrent progresser sur plusieurs dossiers lors de leur prochaine rencontre, notamment les échanges de produits alimentaires et de boissons, la mobilité des jeunes et le système d’échange de quotas d’émission de carbone.