Paris : rassemblement interdit des Gilets jaunes place de la Concorde, deux figures du mouvement interpellées

Modifié : 17h32 par Radio Orient avec l'AFP

Plusieurs dizaines de personnes se sont réunies samedi en début d'après-midi place de la Concorde, à Paris, à l'appel de la coordination des Gilets jaunes, malgré l'interdiction prononcée par la préfecture de police.

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Deux représentants du mouvement, dont l'un de ses principaux responsables, ont été interpellés à proximité de l'Assemblée nationale.

Les manifestants, dont la majorité ne portait pas le traditionnel gilet jaune, ont rapidement été encerclés par les compagnies républicaines de sécurité (CRS), déployées sur cette place située au pied de l'avenue des Champs-Élysées.

Dans un communiqué adressé à la presse, la préfecture de police a indiqué qu'une trentaine de personnes étaient présentes sur les lieux. Les individus rassemblés aux abords du périmètre ont également été conduits sur la place afin de procéder aux vérifications d'identité.

Les autorités ont précisé que les participants seraient verbalisés pour non-respect de l'interdiction préfectorale avant d'être autorisés à quitter les lieux. Plusieurs manifestants ont ainsi reçu une amende de 135 euros.

Sur place, certains participants ont exprimé leur colère face à la hausse du coût de la vie et à la stagnation des salaires. « Tout augmente, sauf les salaires », a dénoncé Marie, une Parisienne de 20 ans, qui affirme avoir des difficultés à vivre malgré son activité professionnelle.

Un autre manifestant, Gaylord, père de famille de 46 ans venu de Saint-Malo, a fait part de ses inquiétudes concernant l'avenir de ses trois enfants et la situation des services publics, notamment celle de l'hôpital. Il a également réclamé davantage de démocratie directe et la mise en place du référendum d'initiative citoyenne.

Par ailleurs, devant l'Assemblée nationale, située face à la place de la Concorde, Benjamin Ball, membre de la coordination des Gilets jaunes, ainsi qu'Azelma Sigaux, porte-parole du mouvement, ont été interpellés en début d'après-midi. Selon les observations de l'AFP, les interventions se sont déroulées dans le calme.

La coordination des Gilets jaunes avait décidé de maintenir ce rassemblement malgré l'interdiction des autorités, refusant de rejoindre le parcours de la manifestation organisé par l'intersyndicale.

Les organisateurs ont justifié le choix de la place de la Concorde par sa proximité avec l'Assemblée nationale et son caractère symbolique, estimant que leurs revendications étaient avant tout d'ordre politique.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions sociales persistantes en France. Des milliers de personnes étaient également attendues dans les rues de plusieurs villes du pays pour le quatrième samedi consécutif de manifestations, sous un important dispositif de sécurité.