Budget 2027 : les financements écologiques globalement maintenus malgré des ajustements
Modifié : 1er octobre 2026 à 23h15 par Radio Orient avec l'AFP
La journée de mobilisation organisée mardi 29 septembre à l’appel de plusieurs organisations syndicales de la fonction publique a rassemblé plus de 300 000 personnes dans toute la France, selon la CGT.
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Toutefois, certaines enveloppes financières et les effectifs du secteur connaîtront des réductions, tandis que les contours du futur plan d'adaptation au changement climatique restent encore à préciser.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait promis, durant l'été, de maintenir les moyens consacrés à l'écologie face aux conséquences croissantes du réchauffement climatique.
Présentant les grandes lignes du budget, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a affirmé que le gouvernement souhaitait préserver sa capacité d'action, malgré un contexte financier particulièrement contraignant.
Une orientation jugée insuffisante par plusieurs organisations environnementales. Anne Bringault, du Réseau Action Climat (RAC), estime que les investissements restent trop limités pour accélérer la transition écologique et renforcer la protection des populations face aux risques climatiques.
Les vagues de chaleur de cet été ont notamment provoqué la fermeture d'établissements scolaires, une hausse de la mortalité estimée à près de 8.000 décès supplémentaires selon des données provisoires, ainsi que des difficultés dans le fonctionnement de certains réacteurs nucléaires et un assèchement important des sols.
Le Fonds vert renforcé, le Fonds chaleur réduit
Le Fonds vert, destiné à financer les projets écologiques des collectivités territoriales, devrait bénéficier d'une augmentation d'environ 150 millions d'euros, pour atteindre un milliard d'euros en 2027. Cette enveloppe reste toutefois inférieure à celle de 2024, qui s'élevait à 2,5 milliards d'euros.
La moitié au moins de ces crédits sera consacrée à l'adaptation au changement climatique, notamment à la rénovation des bâtiments publics face aux fortes chaleurs, à la création d'espaces végétalisés, à la désimperméabilisation des villes et à la prévention des risques d'inondations et d'incendies.
Par ailleurs, une enveloppe de 100 millions d'euros sera réservée à la forêt, dans le cadre d'un nouveau programme destiné à renforcer son soutien après les incendies survenus durant l'été.
En revanche, le Fonds chaleur, géré par l'Ademe et consacré au développement des énergies renouvelables thermiques, verra ses crédits diminuer. Le gouvernement affirme vouloir concentrer les investissements sur les collectivités ayant les besoins les plus importants.
Le projet prévoit également la suppression de 282 équivalents temps plein, dont 126 au sein du ministère de la Transition écologique et 156 dans ses organismes rattachés, notamment le Cerema et l'IGN.
Les financements consacrés aux paysages, à l'eau et à la biodiversité subiront également des réductions. Une situation préoccupante pour la Ligue pour la protection des oiseaux, qui estime que ces restrictions pourraient compromettre les objectifs de protection de la biodiversité, notamment celui de placer 10 % du territoire sous protection forte.
Un plan d'adaptation encore sans financement précis
Pour 2027, le budget du ministère de la Transition écologique devrait atteindre 11,4 milliards d'euros, soit un niveau globalement stable par rapport à 2026.
De son côté, la mission « Écologie, développement et mobilités durables », qui englobe notamment la transition énergétique, le climat et la biodiversité, disposera d'environ 25 milliards d'euros d'autorisations d'engagement, en légère baisse.
Pour l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE), le projet de loi de finances maintient les crédits essentiels, mais ne mobilise pas pleinement les capacités économiques nécessaires pour faire face aux crises énergétiques et climatiques.
L'organisation souhaite également que les conclusions des travaux consacrés à l'adaptation du pays, menés après l'été 2026, soient prises en compte dans les prochaines discussions budgétaires.
De son côté, Monique Barbut a transmis mercredi au cabinet du Premier ministre un plan visant à accélérer l'adaptation de la France au changement climatique. Toutefois, son financement reste encore incertain.
Parmi les pistes étudiées figure une meilleure mobilisation du Fonds d'épargne géré par la Caisse des dépôts, une réflexion qui demeure actuellement en cours.
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