Nouvelles frappes israéliennes au Liban : Joseph Aoun appelle Washington à intervenir
Modifié : 6 septembre 2026 à 22h19 par Radio Orient avec l'AFP
Le président libanais Joseph Aoun a appelé dimanche les États-Unis et la communauté internationale à intervenir rapidement afin de mettre un terme aux frappes israéliennes visant le territoire libanais, après une matinée marquée par la mort de quatre personnes.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/WhatsApp_Image_2026_09_06_at_14_10_351788725786269.jpeg)
Dans un communiqué, le chef de l’État a dénoncé une « dangereuse escalade » qui ne se limite plus aux zones habituellement ciblées, mais touche également des institutions de l’État libanais et des établissements de santé. Il a exhorté Washington ainsi que les autres acteurs internationaux à agir « d’urgence » pour faire cesser ces attaques.
Selon le ministère libanais de la Santé, deux personnes ont été tuées à Nabatiyé el-Faouqa et deux femmes à Arab Salim, une localité voisine située dans le sud du pays. Une vingtaine de personnes ont également été blessées, dont plusieurs enfants.
De son côté, l’armée israélienne affirme que ses frappes constituent une riposte au lancement de deux drones par le Hezbollah en direction de ses soldats. Aucun militaire israélien n’aurait été blessé. Israël accuse le mouvement chiite d’avoir violé le cessez-le-feu et affirme avoir ciblé des membres du Hezbollah ainsi que différentes infrastructures, notamment des dépôts d’armes et des installations présentées comme militaires.
L’armée israélienne a également indiqué avoir frappé un centre de commandement installé dans un bâtiment ayant autrefois abrité un hôpital. Le Hezbollah, qui n’a revendiqué aucune opération depuis juin, n’a pas commenté ces accusations.
Plus tôt dans la journée, Israël avait ordonné l’évacuation des habitants d’Arab Salim, une mesure présentée comme la première de ce type depuis plusieurs semaines. Sur les lieux des bombardements, des débris, des effets personnels et un drapeau du Hezbollah ont été retrouvés au milieu des ruines. Plusieurs bâtiments voisins ont également subi des dégâts, selon un correspondant de l’AFP.
Des infrastructures civiles également touchées
À Nabatiyé el-Faouqa, une frappe a détruit l’ancien hôpital Ghandour, fermé depuis plusieurs années. Le ministère libanais de la Santé a dénoncé cet incident comme une « grave violation » du droit international humanitaire.
D’autres frappes auraient visé une moto dans la même zone ainsi qu’un bâtiment historique de la ville. Ces bombardements ont notamment endommagé les bureaux des administrations chargées des finances et de l’agriculture.
Un journaliste de l’AFP présent sur place a constaté d’importants dégâts affectant plusieurs bâtiments, commerces et véhicules. Des engins de chantier étaient mobilisés pour dégager les routes encombrées par les décombres.
Face à l’ampleur des destructions, le maire de Nabatiyé, Abbas Fakhreddine, a appelé les autorités libanaises à prendre des mesures concrètes et à « défendre au moins ses institutions ».
Cette nouvelle flambée de violences intervient alors que le Liban tente de préserver le cessez-le-feu et d’éviter une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire dans le sud du pays.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/radioorient/images/logo_GrQUEHbER4.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/WhatsApp_Image_2026_09_07_at_17_46_551788799753961-format1by1.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/WhatsApp_Image_2026_09_07_at_13_46_031788785222759-format1by1.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/WhatsApp_Image_2026_09_04_at_17_15_551788538654475-format1by1.jpeg)