Népal et Tibet frappés par une catastrophe majeure : plus de 1 280 morts et 5 600 disparus
Modifié : 3 septembre 2026 à 20h09 par Radio Orient avec l'AFP
Le bilan de la catastrophe provoquée par les crues dévastatrices du 26 août au Népal et au Tibet continue de s’alourdir.
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Selon les dernières données communiquées jeudi 3 septembre par les autorités népalaises, 1 259 personnes ont perdu la vie et 5 083 sont toujours portées disparues. De leur côté, les médias d’État chinois rapportent 21 décès et 541 disparitions au Tibet.
Au total, la catastrophe aurait ainsi fait 1 280 morts et 5 624 disparus, parmi lesquels figureraient près de 800 ressortissants étrangers, notamment des touristes, des pèlerins et des travailleurs présents dans la région.
D’après les autorités népalaises citées par les Nations unies, près de 85 000 personnes ont été directement touchées et se retrouvent aujourd’hui sans logement. La catastrophe a été provoquée le 26 août par une gigantesque coulée d’eau, de glace et de débris consécutive à l’effondrement d’un glacier et d’une partie de la montagne.
Une catastrophe d’une ampleur exceptionnelle
Lors d’une réunion d’information organisée jeudi à l’intention de diplomates étrangers, le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a décrit l’événement comme un « tsunami himalayen ». La coordinatrice des agences des Nations unies à Katmandou, Lila Pieters Yahia, a également souligné l’ampleur exceptionnelle des destructions, qu’elle a qualifiées d’« inimaginables ».
La puissance des eaux a dévasté de vastes zones, détruisant ou ensevelissant des habitations, des ponts, des routes et de nombreuses infrastructures. Plusieurs installations hydroélectriques, en fonctionnement ou encore en construction, ont notamment été fortement endommagées et recouvertes de boue.
L’accès aux zones sinistrées demeure particulièrement difficile. Dans les secteurs les plus reculés, les équipes de secours doivent acheminer la nourriture, l’eau et le matériel essentiel à l’aide d’hélicoptères et de drones. Lorsque les conditions l’imposent, le transport est également effectué à pied par des porteurs.
Les recherches se poursuivent dans les tunnels
Huit jours après la catastrophe, les opérations de secours se poursuivent malgré des conditions extrêmement complexes. Les sauveteurs népalais concentrent notamment leurs efforts sur plusieurs tunnels appartenant à des centrales hydroélectriques et à des barrages en construction emportés par les eaux.
Selon l’armée népalaise, plus de 600 employés et ouvriers travaillant sur ces différents sites sont toujours portés disparus. Jusqu’à présent, seules quelques dépouilles ont pu être retrouvées dans les tunnels explorés.
Face à l’ampleur des besoins, le gouvernement népalais affirme avoir mobilisé l’ensemble de ses moyens disponibles, tout en appelant à une aide internationale. Les autorités demandent notamment des drones capables de transporter des charges importantes, des ponts temporaires, des sacs mortuaires ainsi que des équipements permettant l’identification génétique des victimes.
Des familles toujours dans l’attente
Dans les zones où les corps ont pu être récupérés et identifiés, certaines familles ont commencé les cérémonies funéraires conformément aux traditions hindoues. D’autres, toujours sans nouvelles de leurs proches, poursuivent leurs recherches dans les hôpitaux et auprès des services de police à Katmandou.
Des centaines de familles ont par ailleurs fourni des échantillons d’ADN aux autorités afin de faciliter l’identification des corps retrouvés par les équipes de secours.
Le changement climatique pointé du doigt
Le premier ministre népalais, Balendra Shah, a établi un lien entre cette catastrophe et le réchauffement climatique. S’exprimant devant le Parlement, il a estimé que l’événement constituait un « avertissement sérieux », soulignant que le changement climatique accroît les risques auxquels sont confrontées les populations de l’Himalaya.
Plusieurs études scientifiques ont déjà montré que l’Himalaya connaît un réchauffement plus rapide que la moyenne mondiale. La fonte accélérée des glaciers qui en résulte contribue à augmenter les risques liés aux crues, aux glissements de terrain et à d’autres catastrophes naturelles dans cette région particulièrement vulnérable.
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