Mobilisation du 17 octobre : Laurent Nuñez n’exclut pas le recours aux grenades assourdissantes en cas de violences graves
Modifié : 14h55 par Radio Orient avec l'AFP
À la veille de la mobilisation prévue le 17 octobre, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a présenté vendredi matin sur France 2 les mesures de sécurité envisagées pour encadrer les rassemblements.
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Il a évoqué environ 250 manifestations et 80 cortèges susceptibles d’être autorisés, alors qu’un peu plus d’une quarantaine de manifestations avaient été déclarées auprès des préfectures. Le ministre a également exprimé ses inquiétudes concernant de possibles débordements en fin de rassemblement, notamment à Bordeaux et à Toulouse, qu’il associe à la présence de militants d’ultragauche.
Laurent Nuñez n’a pas exclu le retour des grenades assourdissantes, dont l’utilisation avait été suspendue pendant le mouvement lycéen. Il a précisé que ces dispositifs pourraient être employés si des violences graves survenaient dans les grandes villes ou aux abords des manifestations.
Le comportement des jeunes au cœur des préoccupations
Interrogé sur la gestion du maintien de l’ordre depuis le début des mobilisations lycéennes, le ministre s’est expliqué auprès d’adolescents lors d’un entretien organisé par Le Parisien. Il a rappelé que les forces de l’ordre devaient intervenir lorsque des actions perturbent la circulation ou présentent un risque d’incendie, notamment en cas de feux de poubelles.
Le ministre a également fait état d’une agressivité qu’il juge plus importante de la part de certains jeunes envers les policiers. Il a souligné la nécessité de concilier le droit de manifester avec les exigences de sécurité publique, affirmant agir dans l’intérêt général.
Une défiance envers la police plus marquée chez les jeunes
Concernant le rapport des lycéens à l’autorité policière, Laurent Nuñez estime qu’il ne s’agit pas d’une crise générale de confiance au sein de la population française. Selon lui, la confiance envers les forces de sécurité reste importante, mais elle serait moins élevée chez les jeunes, notamment en raison d’une connaissance insuffisante du rôle et des missions de la police.
Le ministre considère ainsi que certaines interventions policières sont parfois mal comprises par les adolescents, ce qui pourrait contribuer aux tensions observées pendant les rassemblements.
Le gouvernement face au risque de nouvelles tensions
Alors que les forces de l’ordre sont fortement mobilisées depuis le début du mouvement, Laurent Nuñez a défendu leur intervention lors des incidents. Il a expliqué que certains interpellations pouvaient intervenir après les faits, notamment lorsque des projectiles avaient été lancés contre les policiers, ce qui peut donner une impression différente de la situation dans les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
Malgré les déclarations du gouvernement évoquant un recul de la mobilisation, le rassemblement prévu samedi pourrait relancer le mouvement lycéen. Cette journée coïncide avec le début des vacances de la Toussaint, dans un contexte où les autorités restent vigilantes face au risque de débordements.
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