Manifestations du 7 novembre en France : 146 000 participants recensés par les autorités et 232 interpellations
Modifié : 21h05 par Radio Orient avec l'AFP
La mobilisation sociale organisée ce samedi 7 novembre en France a connu un net recul par rapport aux précédentes journées de contestation.
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Selon le ministère de l’Intérieur, 146 000 personnes ont participé aux manifestations à travers le pays, dont 46 000 à Paris, lors de 141 actions recensées.
De son côté, l’intersyndicale de la jeunesse avance un bilan bien supérieur, revendiquant 250 000 manifestants au niveau national, parmi lesquels 75 000 dans la capitale.
Cette participation marque une baisse significative par rapport à jeudi dernier, où la journée nationale d’action en faveur des salaires et du pouvoir d’achat avait rassemblé 575 000 personnes selon les autorités, contre 1,6 million d’après les syndicats.
La tendance à la baisse se confirme également par rapport aux trois précédents samedis de mobilisation. Le ministère avait comptabilisé 550 000 participants le 17 octobre, 410 000 le 24 octobre et 320 000 le 31 octobre.
Dans son bilan national provisoire publié samedi à 18 heures, le ministère de l’Intérieur a fait état de 232 interpellations. Près de 40 000 personnes ont également fait l’objet de contrôles préventifs sur les principaux axes routiers et dans les gares desservant les centres-villes, conformément aux consignes du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
Pour encadrer cette quatrième journée consécutive de mobilisation sociale, quelque 70 000 policiers et gendarmes ont été déployés sur l’ensemble du territoire. Le dispositif comprenait également 25 véhicules blindés Centaure de la gendarmerie ainsi que 15 camions équipés de canons à eau.
Le ministère a par ailleurs souligné que les cortèges étaient moins encadrés par les organisations syndicales, de nombreuses manifestations n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration préalable. Il a notamment signalé des incidents et des tensions dans plusieurs grandes villes, parmi lesquelles Toulouse, Grenoble, Marseille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Strasbourg et Dijon.
Les autorités ont également dénoncé la présence de groupes radicaux et d’ultragauche, ainsi que d'individus présentés comme déterminés à provoquer des violences et à pénétrer dans les zones interdites, notamment les centres-villes.
Selon le ministère, les forces de l’ordre ont été confrontées à des individus particulièrement violents, qui ont multiplié les jets de projectiles et de mortiers d’artifice. Les policiers et gendarmes ont dû intervenir pour disperser ces groupes et empêcher les débordements.
À Paris, le rassemblement organisé au départ de la place de la République s’est déroulé dans le calme. Toutefois, des incidents ont éclaté au moment de la dispersion, place de la Nation, impliquant des groupes considérés comme à risque. Les forces de l’ordre sont intervenues pour contenir la situation.
Enfin, Laurent Nuñez a exprimé son soutien aux membres des forces de sécurité intérieure blessés pendant les opérations de maintien de l’ordre. Aucun bilan précis concernant le nombre de manifestants ou de policiers et gendarmes blessés n’a toutefois été communiqué à ce stade.
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