Manifestation du 17 octobre à Paris : la préfecture propose un nouvel itinéraire face aux risques de violences
Modifié : 19h31 par Radio Orient avec l'AFP
La Préfecture de police de Paris a interdit, dans un arrêté publié jeudi 15 octobre, le parcours initialement prévu pour une manifestation organisée samedi par le comité de mobilisation de l’assemblée générale Interfac Île-de-France.
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Elle propose toutefois un itinéraire alternatif afin de permettre aux participants de défiler dans la capitale.
Le rassemblement devait partir de la place de la République pour rejoindre la place de la Concorde, entre 11 heures et 19 heures, en passant notamment par les Grands Boulevards, le boulevard des Capucines, le boulevard de la Madeleine et la rue Royale.
Pour justifier cette décision, les autorités évoquent « des risques sérieux de troubles à l’ordre public ». Elles proposent un nouveau parcours reliant la place de la République à celle de la Nation, dans le but de concilier le droit de manifester avec la sécurité publique.
Les organisateurs ont cependant refusé cet itinéraire alternatif. Le préfet de police, Patrice Faure, a donc signé un arrêté interdisant le trajet initialement déclaré. La préfecture maintient néanmoins sa proposition d’un parcours différent, selon des informations communiquées à l’Agence France-Presse (AFP).
La préfecture justifie également sa décision par les incidents survenus mardi, affirmant que plusieurs centaines d’individus violents auraient participé au cortège Interfac Île-de-France, avec des actes visant les forces de l’ordre, des commerces et le mobilier urbain.
Entre 20 000 et 40 000 manifestants attendus samedi
Parallèlement, une autre manifestation a été déclarée à Paris par plusieurs figures des « gilets jaunes », avec le soutien de syndicats. Le cortège doit relier la place de l’Opéra à celle de la Bastille.
David Libeskind, avocat de plusieurs figures du mouvement des « gilets jaunes », a expliqué à l’AFP que le choix d’une manifestation déclarée répondait notamment à la volonté des lycéens et des étudiants de disposer d’un lieu de rassemblement précis.
De son côté, François Boulo, figure des « gilets jaunes », a indiqué que les organisateurs avaient réagi aux violences policières signalées contre des lycéens, sans s’être préalablement concertés avec les autres représentants du mouvement.
Après plusieurs journées marquées par des incidents liés à la mobilisation lycéenne, les autorités craignent de nouveaux affrontements. Une source proche du ministère de l’Intérieur a notamment averti que les blocages des principaux axes de circulation et des infrastructures majeures ne seraient pas tolérés.
Selon les estimations des autorités, entre 20 000 et 40 000 personnes pourraient participer aux manifestations prévues samedi à Paris.
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