Italie : 500 militaires déployés à Milan après un week-end marqué par de violentes émeutes

Modifié : 20h47 par Radio Orient avec l'AFP

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a annoncé mardi 20 octobre le déploiement de 500 militaires à Milan pour renforcer le dispositif de sécurité et soutenir les forces de police, à la suite des récents affrontements survenus dans la capitale lombarde.Leur présence est prévue jusqu’à la fin de l’année.

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Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, la cheffe du gouvernement a rappelé que le droit de manifester ne justifiait en aucun cas les actes de violence et les dégradations. Elle a notamment déclaré que protester était un droit, mais que mettre les villes à feu et à sang ne l’était pas.

Parallèlement, le Conseil des ministres italien a approuvé plusieurs mesures destinées à renforcer les sanctions. Parmi celles-ci figurent des dispositions facilitant le placement en détention des mineurs impliqués dans des actes délictueux, des amendes susceptibles d’être imposées à leurs parents en cas de dégradations, ainsi que la création d’une infraction visant la participation violente à une manifestation.

Ces événements ne concernent pas uniquement la France. En Italie, plusieurs grandes villes du nord du pays, notamment Bologne, Turin et Milan, ont été touchées par des violences et des dégradations au cours du week-end des 17 et 18 octobre. À Milan, le centre historique a été particulièrement affecté, tandis que la police a procédé à plus de 200 interpellations depuis samedi, selon l’agence de presse Ansa.

Les manifestations ont été organisées dans le cadre d’une mobilisation contre la hausse du coût de la vie, portée par le mouvement Italia in Piazza et soutenue par plusieurs organisations syndicales, dont la CGIL, l’un des principaux syndicats italiens. Les organisateurs revendiquent notamment une inspiration du mouvement de contestation observé en France.