Iran – États-Unis : le Qatar affirme que les discussions se poursuivent pour tenter de sortir de la crise
Modifié : 19h20 par Radio Orient avec l'AFP
Le Qatar, qui joue un rôle de médiateur dans le conflit au Moyen-Orient, a indiqué mardi 6 octobre que les échanges entre les États-Unis et l’Iran se poursuivaient afin de tenter de débloquer les négociations après plus de sept mois de guerre.
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« Les discussions entre Washington et Téhéran, ainsi que les échanges de messages entre les différentes parties, se poursuivent par l’intermédiaire du Qatar et de ses partenaires régionaux », a déclaré Ibrahim Al-Hashmi, responsable au ministère qatari des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse à Doha.
Les négociations relancées à New York
Face à l’ampleur du conflit et à ses lourdes conséquences internationales, le responsable qatari a appelé à multiplier les efforts pour parvenir rapidement à une solution diplomatique. Selon lui, seule une issue négociée permettrait de mettre fin aux hostilités.
Le conflit, déclenché fin février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran, a causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban. Il a également affecté l’économie mondiale en perturbant les exportations énergétiques des pays du Golfe.
Un cessez-le-feu conclu en avril, puis un protocole d’accord signé en juin, n’ont pas permis de mettre durablement fin aux affrontements. Les hostilités ont repris en juillet autour du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
Téhéran affirme contrôler cette zone et a limité la circulation maritime, tandis que Washington a répondu en renforçant son dispositif naval autour des ports iraniens.
Une accalmie est néanmoins observée depuis plusieurs semaines. Les contacts entre responsables américains et iraniens ont notamment repris fin septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
À cette occasion, l’Iran avait proposé un plan visant à permettre la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours. Une proposition rejetée par le président américain Donald Trump, qui n’a toutefois pas écarté la possibilité de nouvelles frappes contre l’Iran.
Parallèlement aux efforts diplomatiques, Washington poursuit sa pression économique sur Téhéran et a récemment annoncé de nouvelles sanctions visant notamment le secteur aérien iranien.
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