Guerre en Ukraine : Moscou juge insuffisantes les propositions européennes et ukrainiennes et évoque une reprise des négociations

Modifié : 20h28 par Radio Orient avec l'AFP

Le Kremlin a jugé, mercredi 21 octobre, que les propositions présentées la veille à Oslo par l’Ukraine et les pays européens pour mettre fin à la guerre ne contenaient que peu d’éléments nouveaux.

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Ces propositions ont été transmises au président russe, Vladimir Poutine, par l’émissaire américain Steve Witkoff, à l’issue de ses échanges avec les responsables concernés.

Steve Witkoff a rencontré Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg pendant près de trois heures. L’entretien, qualifié de « détaillé et franc » par Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, a notamment porté sur les discussions menées à Oslo et sur les approches défendues par Kiev et les Européens.

Selon Iouri Ouchakov, l’émissaire américain a présenté au dirigeant russe les principaux éléments des négociations et certains changements dans les positions ukrainienne et européenne. Moscou estime toutefois que ces propositions restent limitées.

Moscou se dit disposé à reprendre les discussions en novembre

Malgré ses réserves, la Russie se déclare prête, en principe, à reprendre les négociations avec l’Ukraine et les États-Unis autour du 10 novembre, a indiqué le conseiller du Kremlin. Les discussions devraient notamment porter sur la mise en place de garanties de sécurité après la fin du conflit.

Des négociations directes entre Moscou, Kiev et Washington avaient déjà été organisées en 2025, sans aboutir à des avancées significatives. Les deux parties étaient restées attachées à leurs positions respectives, et les discussions sont à l’arrêt depuis le début de l’année.

Une éventuelle rencontre entre Poutine, Trump et Xi Jinping

Iouri Ouchakov a également évoqué la possibilité d’une rencontre entre Vladimir Poutine, le président américain Donald Trump et le dirigeant chinois Xi Jinping, en marge du sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC), prévu en novembre à Shenzhen, en Chine.

D’après le conseiller diplomatique russe, cette initiative n’a été écartée ni par Moscou, ni par Washington, ni par Pékin. Les autorités chinoises, qui accueilleront le sommet, travaillent à sa préparation.

Si elle se concrétise, cette réunion constituerait une première rencontre trilatérale consacrée entre les dirigeants de ces trois grandes puissances mondiales.

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré, mercredi, lors d’un entretien accordé à Fox News, qu’un gel de la ligne de front pourrait constituer une première étape vers l’ouverture de discussions visant à mettre fin à la guerre.