Groenland : Washington, Copenhague et Nuuk renforcent leur coopération militaire
Modifié : 22 septembre 2026 à 23h14 par Radio Orient avec l'AFP
Le président américain Donald Trump a signé, mardi 22 septembre, au siège de l’Organisation des Nations unies (ONU) à New York, un nouvel accord de sécurité avec le Danemark et le Groenland.
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À cette occasion, il a salué l’ouverture d’une relation qu’il a qualifiée de « fantastique », estimant qu’elle serait également bénéfique pour l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN).
Quelques heures auparavant, lors de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, Donald Trump avait annoncé la création de deux nouvelles zones militaires américaines au Groenland. Selon l’article 4 de l’accord, les États-Unis pourront établir des installations de défense supplémentaires à Narsarsuaq, dans le sud de l’île, et à Mestersvig, dans l’est. Le texte prévoit également la possibilité pour Washington de moderniser et d’étendre ses activités sur sa seule base actuellement opérationnelle au Groenland, Pituffik, située dans le nord du territoire.
L’accord prévoit par ailleurs que les secteurs considérés comme stratégiques ne pourront pas être placés sous le contrôle d’un acteur extérieur à l’Union européenne ou à l’OTAN, conformément à son article 10. Le texte précise également que ses dispositions resteraient en vigueur dans l’hypothèse où le Groenland accéderait à l’indépendance. Il indique en outre que le territoire devrait demeurer membre de l’OTAN.
La signature s’est déroulée lors d’une cérémonie organisée en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Donald Trump était accompagné de la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, et du chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.
Mette Frederiksen a souligné que l’accord respectait la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume du Danemark, tout en reconnaissant le droit du peuple groenlandais à l’autodétermination.
Un accord présenté comme une avancée pour la sécurité arctique
La conclusion de cet accord intervient plusieurs mois après une importante crise diplomatique provoquée par les déclarations de Donald Trump concernant le Groenland. Le président américain avait notamment évoqué la possibilité d’un recours à la force pour prendre le contrôle de ce territoire arctique, peuplé d’environ 57 000 habitants.
Ces déclarations avaient suscité de vives inquiétudes parmi les pays européens et les alliés de Washington au sein de l’OTAN, alors que le Groenland relève du Royaume du Danemark.
Le nouvel accord vise désormais à renforcer la coopération sécuritaire dans l’Arctique et à encadrer la présence américaine sur le territoire. Les dirigeants européens ont présenté sa signature comme une étape vers une coopération transatlantique renforcée.
Antonio Costa, président du Conseil européen, a ainsi qualifié l’accord de « positif » pour la sécurité de l’Arctique. Il a également souligné qu’il reposait sur le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et du droit du peuple groenlandais à l’autodétermination.
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