France : la hausse des prix des carburants fait perdre 357 millions d’euros de recettes fiscales à l’État

Modifié : 14h19 par Radio Orient Avec l'AFP

Les recettes fiscales de l’État français liées aux carburants ont diminué de 357 millions d’euros depuis le début de l’année, selon David Amiel, ministre chargé des Comptes publics.

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Cette baisse reste toutefois moins importante que les estimations annoncées quelques semaines auparavant.

Invité sur France 2, le ministre a expliqué que les recettes provenant des taxes sur les carburants avaient reculé de 357 millions d’euros. Cette diminution concerne notamment la taxe sur la consommation de produits énergétiques, appelée accise, ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Les taxes représentent près de la moitié du prix payé par les automobilistes à la pompe, aussi bien pour l’essence que pour le gazole. Cependant, l’ensemble de ces recettes ne revient pas directement à l’État, puisqu’une partie est également destinée aux collectivités territoriales, notamment aux régions et aux départements.

Des recettes en baisse malgré la hausse des prix

Les chiffres communiqués par le ministère montrent que les recettes fiscales liées aux carburants restent inférieures à celles de l’année précédente. Au 30 septembre, le manque à gagner atteignait 383 millions d’euros par rapport à la même période en 2025. Cette évolution s’explique par une augmentation des recettes de TVA de 798 millions d’euros, compensée par une diminution des recettes issues des accises de 1,181 milliard d’euros.

Le 22 septembre, David Amiel avait déjà annoncé une baisse de 407 millions d’euros des recettes fiscales sur les carburants, en comparaison avec l’année précédente, sur la base des données arrêtées au 20 septembre.

Le gouvernement écarte l’idée d’un surplus fiscal

En principe, lorsque les prix des carburants augmentent, les recettes de TVA progressent également. Cette situation a alimenté l’idée selon laquelle l’État bénéficierait d’un surplus fiscal grâce à la hausse des prix.

Toutefois, depuis le début du conflit au Moyen-Orient, à la fin du mois de février, le gouvernement affirme que cette hausse ne constitue pas une source de recettes supplémentaires globales. La diminution des quantités de carburant achetées par les consommateurs entraîne en effet une baisse des recettes provenant des accises.

Sur France 2, David Amiel a ainsi défendu la position du gouvernement, estimant qu’il aurait été injustifié de redistribuer un surplus fiscal qui, selon lui, n’existe pas.

Des prix toujours élevés à la pompe

Mardi, le prix moyen du litre d’essence SP95-E10 atteignait 2,16 euros, tandis que celui du gazole s’élevait à 2,36 euros. Ces tarifs restent proches des niveaux les plus élevés enregistrés.

Pour tenter de faire baisser le prix du gazole, le gouvernement a annoncé qu’il procéderait, à partir du 1er novembre, au déstockage de plusieurs millions de barils de ce carburant.