France : forte mobilisation pour le pouvoir d’achat, près de 1.000 interpellations et des tensions dans plusieurs villes
Modifié : 24 octobre 2026 à 23h33 par Radio Orient avec l'AFP
Des centaines de milliers de personnes ont participé samedi à une journée de mobilisation en France pour réclamer une amélioration du pouvoir d’achat et défendre les services publics.
/t:r(unknown)/fit-in/1100x2000/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/WhatsApp_Image_2026_10_24_at_21_32_211792877462799.jpeg)
À l’appel de syndicats, d’étudiants, de lycéens et d’anciens Gilets jaunes, plusieurs rassemblements ont eu lieu malgré l’interdiction de certains cortèges et un important dispositif de sécurité.
Cette mobilisation intervient une semaine après les violences et les pillages du 17 octobre, qui avaient placé le gouvernement sous pression, à six mois de l’élection présidentielle.
Près de 1.000 interpellations dans le pays
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a estimé que les manifestations s’étaient globalement bien déroulées, malgré près de 1.000 interpellations, contre 385 à la même heure lors de la journée du 17 octobre.
Il a toutefois signalé la présence de groupes considérés comme à risque, notamment des militants vêtus de noir et issus de l’ultragauche. Selon lui, les forces de l’ordre ont de nouveau été confrontées à un niveau élevé de violence, même si plusieurs pillages ont pu être évités. Il a également indiqué qu’aucune attaque contre des bâtiments publics comparable à celles du 17 octobre n’avait été constatée.
Des blessés signalés à Clermont-Ferrand, Poitiers et Toulouse
À Clermont-Ferrand, une personne a été blessée à la main en marge d’un rassemblement. Les circonstances exactes de l’incident n’étaient pas établies dans l’immédiat. La préfecture a précisé que la blessure n’avait entraîné ni arrachement ni perte de doigt.
À Poitiers, le quotidien La Nouvelle République a rapporté qu’un manifestant de 19 ans avait été blessé à l’œil gauche vers 17 h 30, lors d’une intervention des forces de l’ordre. Selon un photographe du journal, l’incident s’est produit après une charge des CRS, suivie de jets de grenades lacrymogènes et de grenades de désencerclement. Les autorités n’avaient pas communiqué d’informations supplémentaires dans l’immédiat.
À Toulouse, un homme de 20 ans a été grièvement blessé à la main à la fin de la manifestation, selon la préfecture. Un secouriste bénévole présent sur place a évoqué une blessure grave provoquée par l’explosion d’un engin à proximité.
Des rassemblements importants à Grenoble et Marseille
À Grenoble, la préfecture a recensé environ 10.000 manifestants, tandis que la CGT en a annoncé 23.000. Le rassemblement, organisé en dehors du centre-ville, a été marqué par des affrontements entre les forces de l’ordre et certains manifestants. Plusieurs commerces ont également été pris pour cible.
À Marseille, la manifestation s’est déroulée dans le calme pendant une grande partie du parcours, avant des incidents en fin de cortège et le pillage de quelques commerces. La police a dénombré 17.000 participants, contre 100.000 selon la CGT.
Des affrontements à Nantes et Rennes
À Nantes et à Rennes, de violents heurts ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre. Selon des journalistes de l’AFP présents sur place, des participants ont réussi à pénétrer dans des zones où les rassemblements étaient interdits, malgré une importante présence policière.
À Lyon, environ 10.000 personnes ont circulé dans les rues, souvent en petits groupes, malgré l’absence de manifestation autorisée et l’élargissement du périmètre d’interdiction dans le centre-ville. Les policiers sont intervenus à plusieurs reprises pour disperser les groupes, notamment à l’aide de gaz lacrymogènes.
Entre 410.000 et 800.000 manifestants dans toute la France
Selon le ministère de l’Intérieur, environ 410.000 personnes ont participé aux rassemblements à l’échelle nationale, contre 550.000 la semaine précédente. La CGT a, de son côté, avancé le chiffre de 800.000 manifestants, soit une mobilisation comparable à celle du 17 octobre.
À Paris, le cortège s’est déroulé dans le calme avant des tensions au moment de la dispersion. La préfecture a comptabilisé 110.000 participants, tandis que la CGT en a annoncé 250.000.
Après des jets de projectiles contre les forces de l’ordre, des gaz lacrymogènes et un dispositif de lancement d’eau ont été utilisés. La préfecture de police a fait état de plus de 3.000 contrôles et de 65 interpellations. Peu après 20 heures, elle a annoncé la dispersion complète du rassemblement.
Cette journée de mobilisation a ainsi été marquée par une forte participation nationale, mais aussi par des incidents et des interventions policières dans plusieurs grandes villes, sur fond de revendications sociales liées au pouvoir d’achat et à la défense des services publics.
/t:r(unknown)/fit-in/300x2000/filters:format(webp)/filters:quality(100)/radios/radioorient/images/logo_GrQUEHbER4.png)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/WhatsApp_Image_2026_10_23_at_19_04_451792778749198-format1by1.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/WhatsApp_Image_2026_10_23_at_14_30_181792762265517-format1by1.jpeg)
/t:r(unknown)/fit-in/400x400/filters:format(webp)/medias/8huordnnf9/image/WhatsApp_Image_2026_10_22_at_19_17_201792693089621-format1by1.jpeg)