Forte mobilisation des agents publics pour les salaires et les moyens des services publics
Modifié : 19h39 par Radio Orient avec l'AFP
La journée de mobilisation organisée mardi 29 septembre à l’appel de plusieurs organisations syndicales de la fonction publique a rassemblé plus de 300 000 personnes dans toute la France, selon la CGT.
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À Paris, le syndicat estime à 70 000 le nombre de manifestants, tandis que la préfecture de police avance le chiffre de 30 000 participants, parmi lesquels environ 8 000 pompiers.
Cette mobilisation, soutenue par la CGT, FO, la CFDT, l’UNSA, la FSU, Solidaires, la CFE-CGC et la FA-FP, vise notamment à dénoncer la baisse du pouvoir d’achat des agents publics et à réclamer une augmentation des salaires ainsi que des moyens supplémentaires pour les services publics.
Plus de 170 rassemblements et manifestations ont été organisés à travers le pays. Les syndicats contestent notamment la décision de maintenir le gel du point d’indice, qui sert de base au calcul de la rémunération des fonctionnaires.
À Marseille, la CGT a comptabilisé environ 30 000 manifestants, contre 3 800 selon la police. À Toulouse, Lille et Bordeaux, le syndicat a annoncé respectivement 11 000, 10 000 et 10 000 participants. Lyon et Orléans auraient, quant à elles, réuni près de 8 000 personnes selon les chiffres communiqués par l’organisation syndicale.
À Nantes, le cortège s’est élancé vers 11 heures dans une ambiance marquée par les drapeaux syndicaux et plusieurs slogans dénonçant les faibles rémunérations et le manque de moyens. À Marseille, le rassemblement a débuté en fin de matinée devant un cortège décrit comme relativement clairsemé.
Les organisations syndicales cherchent également à faire pression sur le gouvernement à l’approche de la présentation du prochain budget. Elles souhaitent par ailleurs adresser un message aux candidats à l’élection présidentielle, alors que la campagne électorale commence à se dessiner.
Selon le ministère de l’Action et des Comptes publics, près de 10 % des agents de la fonction publique d’État étaient en grève mardi.
Les enseignants également mobilisés
Le secteur de l’éducation nationale a lui aussi été fortement touché par la mobilisation. D’après les chiffres du ministère, 13,71 % des enseignants étaient en grève. Le taux atteignait environ 15 % dans les écoles et collèges, contre 10 % dans les lycées généraux et technologiques et 7,75 % dans les lycées professionnels.
Le personnel chargé de la vie scolaire figure parmi les catégories les plus mobilisées, avec plus de 27 % de grévistes chez les assistants d’éducation et les conseillers principaux d’éducation.
De son côté, le SNES-FSU, principal syndicat des enseignants du second degré, estime à un peu plus de 38 % la proportion de grévistes parmi les enseignants, les CPE, les psychologues de l’Éducation nationale, les AED et les AESH.
Le syndicat affirme que la mobilisation est importante dans l’ensemble des académies et indique que le taux de grévistes dépasse 40 % dans celles de Lyon et de Créteil. Plusieurs établissements auraient également vu leurs services de vie scolaire totalement fermés.
Dans le primaire, le FSU-SNUipp avait pour sa part annoncé s’attendre à une mobilisation d’environ 40 % des enseignants.
Les pompiers au cœur de la mobilisation
Les sapeurs-pompiers ont également participé au mouvement, après un été marqué par d’importants incendies qui ont fortement sollicité leurs effectifs.
À Paris, plusieurs milliers de pompiers ont défilé dans un cortège distinct entre la place d’Italie et la Bastille, avant de rejoindre les autres manifestants. Les autorités avaient anticipé la présence de 5 000 à 10 000 pompiers dans la capitale.
Les syndicats dénoncent notamment leurs conditions de travail et réclament davantage de moyens afin de permettre aux services publics d’assurer leurs missions dans de meilleures conditions.
Les syndicats réclament une revalorisation salariale
Les organisations syndicales demandent au gouvernement de revenir sur le gel du point d’indice et de prendre davantage en compte l’évolution du coût de la vie.
Depuis 2017, le point d’indice des fonctionnaires n’a été revalorisé qu’à deux reprises : de 3,5 % en 2022 puis de 1,5 % en 2023, soit une hausse cumulée légèrement supérieure à 5 %.
Les syndicats mettent en parallèle cette évolution avec l’inflation, qui, selon les données citées de l’Insee, doit atteindre 24,17 % en cumul depuis 2017 à la fin de 2026.
La CGT, la CFDT et la CFE-CGC appellent ainsi le gouvernement à revoir sa politique salariale et à consacrer davantage de ressources aux services publics. Pour les organisations syndicales, l’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance des agents constituent des enjeux essentiels pour maintenir la qualité des services rendus à la population.
Parallèlement à cette mobilisation de la fonction publique, plusieurs lycées poursuivent des actions de blocage, un mouvement qui avait commencé la semaine précédente dans plusieurs établissements de la région parisienne.
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