Escalade des tensions : l’Iran durcit sa réponse face aux États-Unis dans le détroit d’Ormuz

Modifié : 6 septembre 2026 à 15h49 par Radio Orient avec l'AFP

L’Iran a revendiqué dimanche l’attaque d’un drone naval américain dans le détroit d’Ormuz, après que les États-Unis ont frappé trois pétroliers iraniens dans le Golfe.

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Téhéran a également menacé Washington de représailles désormais « plus rapides et plus intenses ».

Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que son pays ne comptait plus répondre de manière proportionnée aux attaques américaines. Dans un message relayé par un média d’État, il a déclaré que « l’ère des ripostes proportionnées est révolue », avertissant que toute nouvelle attaque visant les intérêts ou la sécurité de l’Iran entraînerait une réponse « plus rapide, plus intense et plus douloureuse ».

Les Gardiens de la Révolution ont, de leur côté, annoncé avoir ciblé un navire militaire américain sans équipage qui tentait, selon eux, d’entrer dans une zone protégée du détroit d’Ormuz. L’attaque aurait visé un véhicule de surface téléopéré appartenant aux forces américaines.

Téhéran affirme également avoir pris pour cible trois pétroliers qui auraient emprunté des itinéraires considérés comme non autorisés par les autorités iraniennes, ainsi que trois navires américains dans d’autres secteurs. Les Gardiens ont par ailleurs averti les autres bâtiments de respecter les routes de navigation approuvées par l’Iran pour traverser le détroit stratégique.

Washington évoque un réseau de financement clandestin

De leur côté, les forces américaines avaient annoncé auparavant avoir mené des frappes contre trois pétroliers iraniens. Selon le commandement militaire américain, deux navires auraient été « neutralisés de manière permanente » et un troisième entièrement détruit.

Washington affirme que ces bâtiments étaient liés à un réseau clandestin destiné à financer les Gardiens de la Révolution et leurs organisations alliées, pour des montants pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars.

L’armée américaine a précisé que l’un des pétroliers se trouvait au large de l’île de Kharg, où se situe le principal terminal pétrolier iranien du Golfe. Un autre se trouvait à proximité de Jask, au sud du pays et près du détroit d’Ormuz, tandis que le troisième naviguait dans le Golfe d’Oman.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé les frappes américaines contre trois pétroliers iraniens, faisant état de dégâts matériels. Ils ont dénoncé une attaque qu’ils considèrent comme un « acte de désespoir » visant à faire pression sur l’Iran alors que le détroit d’Ormuz reste fortement perturbé.

Le détroit d’Ormuz au cœur de l’affrontement

Cette nouvelle escalade intervient alors que les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient restent dans l’impasse. Washington continue de renforcer la pression économique exercée sur Téhéran, tandis que l’Iran maintient son contrôle sur les conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Les États-Unis, de leur côté, poursuivent leur pression sur les ports iraniens. Dans ce contexte, aucun des deux camps ne semble pour l’instant disposé à faire des concessions, faisant craindre une nouvelle aggravation des tensions autour de cette importante voie maritime pour le commerce mondial.