Élections municipales : abstention record et rapports de force brouillés à un an de la présidentielle
Modifié : 18h31 par François-Xavier De Calonne
C’était l’avant-dernier scrutin avant la présidentielle de 2027, et le dernier avant les sénatoriales de l’automne prochain. Il est intéressant de noter que l’ensemble des partis ont revendiqué la victoire hier soir. Mais, dans la réalité, il n’y a ni grand gagnant ni grand perdant au niveau des formations politiques.
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Les résultats maintenant. La gauche garde de grandes métropoles. L’ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche plurielle sans les Insoumis, l’emporte largement face à Rachida Dati et à la LFIste Sophia Chikirou.
Benoît Payan conserve Marseille. Et Grégory Doucet garde la ville de Lyon, mais son rival du centre, Jean-Michel Aulas, avec 49,33 %, dénonce des « irrégularités » et annonce déposer un recours.
Bordeaux repasse au centre droit : Thomas Cazenave bat le maire sortant écologiste Pierre Hurmic. Autre victoire du camp présidentiel : l’ex-ministre des Finances Antoine Armand à Annecy.
Le RN, qui a le vent en poupe au niveau national, n’est pas parvenu à prendre de grandes villes. Marseille, Toulon et Nîmes lui échappent. Mais un allié du parti de Jordan Bardella, le patron de l’UDR, Éric Ciotti, l’emporte à Nice.
Mais il faut faire attention à la focalisation sur les métropoles.
Les listes du RN et de ses alliés ciottistes ont remporté 55 communes de plus de 3 500 habitants, dont 38 au second tour après 17 au premier.
Les listes RN ont fait élire 3 006 conseillers municipaux, premier et second tours confondus, soit près du double du précédent record de 1 544 élus lors des municipales de 2014. Le parti de la droite radicale renforce ainsi nettement son implantation au niveau local. Cela aura un impact sur les prochaines sénatoriales à l’automne prochain.
Notons aussi que le fossé entre La France insoumise et le Parti socialiste s’est encore creusé durant ces élections. Leurs alliances d’entre-deux-tours ont globalement échoué. LFI, qui après Saint-Denis au premier tour la semaine dernière, l’a emporté dimanche dans une autre ville populaire de Seine-Saint-Denis : La Courneuve. Autre ville marquée par un très haut taux de pauvreté gagnée par les Insoumis : Roubaix, dans la banlieue lilloise, derrière le député David Guiraud.
Quant à la droite républicaine, ex-LR, à défaut de Paris, Lyon et Nantes, le parti a fait basculer à droite des bastions de gauche comme Brest, Clermont-Ferrand et Besançon.
Enfin, le candidat à la présidentielle, ex-Premier ministre Édouard Philippe, patron d’Horizons, a gagné au Havre. Un autre ancien chef du gouvernement perd une ville qu’il administrait depuis 12 ans : Les électeurs l’ont évincé François Bayrou de son fief du Béarn. Le socialiste Jérôme Marbot devient le premier administrateur de la ville de Pau. François Bayrou pourrait ainsi dire adieu à d’éventuelles ambitions présidentielles.
Une adresse est désormais dans toutes les têtes, celles des ténors de la vie politique comme des observateurs : le 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré. La bataille de l’Élysée va pouvoir commencer.
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