Ebola : la propagation du virus au Nigeria renforce l’inquiétude sanitaire en Afrique

Modifié : 19h59 par Radio Orient avec l'AFP

L’épidémie d’Ebola prend une nouvelle dimension en Afrique après la confirmation d’un cas importé au Nigeria.

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Le directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, Mohamed Janabi, a alerté jeudi 22 octobre sur la complexité croissante de la situation sanitaire sur le continent.

« Nous sommes confrontés à une situation de flambée plus complexe », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse en ligne, après la confirmation du premier cas d’Ebola au Nigeria.

Les autorités nigérianes ont annoncé mardi la détection du virus chez une diplomate arrivée à Abuja à bord d’un vol en provenance d’Ouganda. Quarante-quatre personnes ayant été en contact avec elle ont également été identifiées. Mercredi, les autorités ont précisé qu’il s’agissait de la souche Bundibugyo, qui circule actuellement en République démocratique du Congo (RDC).

Le Nigeria devient ainsi le quatrième pays africain touché cette année par cette souche du virus, alors que l’épidémie se poursuit en RDC depuis cinq mois.

Le pays le plus peuplé d’Afrique avait déjà été confronté à Ebola en 2014, lors de la grande épidémie qui a frappé l’Afrique de l’Ouest. Entre la fin de 2013 et 2016, cette crise sanitaire avait provoqué plus de 11 000 décès dans la région.

Une épidémie meurtrière qui inquiète les autorités sanitaires

Depuis mai, la République démocratique du Congo fait face à la 17e épidémie d’Ebola de son histoire. Celle-ci est devenue, en quelques mois, la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays, avec plus de 4 300 décès rapportés.

Cette fièvre hémorragique virale, potentiellement mortelle, a également touché plusieurs autres pays africains. En Ouganda, pays voisin de la RDC, 20 cas et deux décès avaient été recensés avant que les autorités annoncent, à la fin du mois d’août, l’éradication de l’épidémie sur leur territoire.

Au Kenya, un neuvième cas a récemment été déclaré, renforçant les inquiétudes concernant la propagation du virus dans la région.

Face à cette évolution, Jean Kaseya, directeur général de l’agence de santé de l’Union africaine, a mis en garde mardi contre « une menace extrêmement grave ». Il a appelé à une mobilisation internationale afin de renforcer la réponse sanitaire et de limiter la propagation de la maladie.