Dette publique : la Cour des comptes met en garde contre un risque d’asphyxie financière en France

Modifié : 17h15 par Radio Orient avec l'AFP

La France pourrait se retrouver dans une situation financière de plus en plus difficile si elle ne parvient pas à contrôler l’évolution de sa dette publique.

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Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche, Amélie de Montchalin, présidente de la Cour des comptes et ancienne ministre des Comptes publics, met en garde contre les conséquences d’une dégradation durable des finances publiques.

Elle estime qu’une mauvaise maîtrise de la dette pourrait conduire à un « étouffement financier ». Selon elle, le coût du remboursement de la dette devrait atteindre 90 milliards d’euros dès l’année prochaine, ce qui représenterait une charge considérable pour les finances de l’État.

Amélie de Montchalin souligne également les conséquences d’une hausse des taux d’intérêt. Une augmentation d’un point de pourcentage pourrait entraîner un surcoût annuel de 40 milliards d’euros à l’horizon de sept ans, soit près de trois fois le budget annuel consacré à la Justice. Elle juge donc essentiel de préserver les capacités d’action de l’État et sa souveraineté financière.

Pour limiter ces risques, la présidente de la Cour des comptes appelle à ramener le déficit public sous la barre des 5 % du produit intérieur brut (PIB) d’ici à 2027.

Le projet de budget pour 2027, actuellement examiné à l’Assemblée nationale, prévoit justement de réduire le déficit public à 5 % du PIB, contre 5,4 % en 2026. Toutefois, son adoption reste incertaine en raison de l’absence de majorité parlementaire et de la proximité de l’élection présidentielle.