Des négociations incertaines sur fond de guerre au Moyen-Orient

Modifié : 17h28 par Marc-Aurèle Barez

D’après l’administration américaine, des discussions seraient en cours entre Washington et des responsables iraniens, mais les déclarations contradictoires entretiennent le flou.

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Des échanges revendiqués et contestés 

Le brouillard persiste autour d’éventuelles discussions entre les États-Unis et l’Iran.

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D’un côté, l’administration américaine affirme être en contact avec un haut responsable iranien. Donald Trump a même déclaré s’entretenir directement avec un dirigeant de premier plan, possiblement le président du Parlement iranien selon le site d’informations Axios.

Mais du côté iranien, le démenti est catégorique : « aucune négociation n’est en cours ». Dans le même temps, Téhéran poursuit ses opérations militaires contre Israël, tandis que les forces israéliennes continuent leurs frappes au Liban et en Iran. Le conflit, lui, se poursuit.

Selon Benyamin Netanyahou, le président américain jugerait pourtant possible un accord capable de préserver les intérêts israéliens. Une perspective aussitôt rejetée par les autorités iraniennes, qui reconnaissent seulement avoir reçu des représentants de pays alliés.

Déclarations contradictoires 

Dans ce contexte confus, certains observateurs évoquent le rôle potentiel du Pakistan comme intermédiaire discret entre Washington et Téhéran. Interrogée, la Maison Blanche n’a ni confirmé ni infirmé cette hypothèse.

Ces spéculations interviennent après une série de déclarations contradictoires de Donald Trump. Le président américain avait d’abord annoncé un report de frappes visant le réseau électrique iranien, conditionné à la levée du blocage du détroit d’Ormuz. Quelques heures plus tard, des frappes conjointes israélo-américaines étaient pourtant annoncées contre des infrastructures énergétiques en Iran.

Dans la foulée, il affirmait que des « points d’accord majeurs » avaient été trouvés, avant de menacer à nouveau de « bombarder allègrement » la République islamique en cas d’échec des discussions.

Alors que le conflit est entré dans sa quatrième semaine et continue de perturber le transport mondial d’hydrocarbures, une question demeure : la diplomatie peut-elle encore reprendre la main ?