Crise migratoire de Ceuta : Madrid et Rome s’accordent pour lever leurs contrôles frontaliers

Modifié : 18h24 par Radio Orient avec l'AFP

L’Espagne et l’Italie s’apprêtent à mettre fin aux contrôles à leurs frontières respectives, instaurés au mois d’août à la suite d’un différend diplomatique lié à la crise migratoire de Ceuta.

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D’après des sources diplomatiques, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, et la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, ont conclu un accord visant à suspendre ces mesures en marge du sommet européen organisé jeudi et vendredi à Bruxelles.

Au début du mois d’août, Rome avait provoqué des tensions en demandant l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen, qui garantit la libre circulation des personnes entre ses pays membres. Le gouvernement italien avait justifié cette position en dénonçant les « images choquantes » de migrants se dirigeant vers Ceuta, une enclave espagnole située sur la côte nord de l’Afrique. Dans la foulée, l’Italie avait annoncé la mise en place de contrôles aux frontières pour les voyageurs en provenance d’Espagne.

Cette décision avait suscité une vive réaction de Madrid, qui avait accusé Rome de céder à la démagogie politique. En réponse, les autorités espagnoles avaient instauré à leur tour des contrôles à la frontière italienne, dans une logique de représailles.

Selon des sources gouvernementales italiennes, l’accord conclu à Bruxelles prévoit que l’Italie prolonge ses contrôles pendant une semaine supplémentaire. Cette mesure doit permettre leur expiration à la même date que les restrictions appliquées par l’Espagne.

Par ailleurs, les dirigeants des 27 États membres de l’Union européenne devaient poursuivre leurs discussions sur les enjeux migratoires européens lors d’un déjeuner organisé vendredi, dans le cadre du sommet.