Carcassonne : quatre policiers municipaux suspendus après la diffusion de propos racistes
Modifié : 9 septembre 2026 à 22h30 par Radio Orient avec l'AFP
Le parquet de Carcassonne a annoncé mercredi la suspension de quatre policiers municipaux de la ville, mis en cause après la diffusion d'une vidéo enregistrée lors d'une patrouille à la fin de l'année 2025.
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Dans cet enregistrement, certains agents tiennent notamment des propos à caractère raciste, sexiste et complotiste.
Dans un communiqué, le parquet précise avoir engagé les procédures prévues par la loi afin de suspendre, puis éventuellement retirer, les agréments des policiers concernés. Cette mesure est justifiée par le fait que leur comportement pourrait être incompatible avec les exigences d'honorabilité liées à leurs fonctions.
L'affaire a débuté à la suite d'une plainte déposée le 31 décembre 2025 par le chef de patrouille auprès de la gendarmerie de Trèbes, dans l'Aude. Il dénonçait une atteinte à l'intimité de sa vie privée après qu'une caméra-piétonne aurait enregistré, à son insu, des conversations tenues le 5 novembre 2025 dans un véhicule de service, alors qu'il se trouvait avec trois collègues.
L'exploitation de l'enregistrement audio aurait notamment fait apparaître plusieurs insultes et propos discriminatoires visant différentes catégories de personnes. La procureure de Carcassonne, Géraldine Labialle, souligne toutefois que l'analyse de la bande sonore s'est révélée particulièrement complexe.
La vidéo a été rendue publique mardi soir par le quotidien régional Midi Libre, provoquant une vive polémique.
Selon le parquet, les éléments révélés pourraient désormais donner lieu à de nouvelles qualifications pénales, notamment pour des faits susceptibles de relever de la diffamation envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine, de leur appartenance ethnique, de leur sexe ou encore de leur orientation sexuelle.
L'enquête judiciaire se poursuit. Plusieurs témoins doivent encore être entendus afin de déterminer précisément les circonstances et les responsabilités dans cette affaire.
De son côté, la mairie de Carcassonne avait ouvert une enquête administrative le 23 décembre 2025. À ce jour, ses conclusions n'ont pas encore été transmises au parquet.
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