Budget 2027 : les députés valident une contribution française de 30,9 milliards d’euros à l’Union européenne

Modifié : 15 octobre 2026 à 23h07 par Radio Orient avec l'AFP

L’examen du projet de loi de finances pour 2027 se poursuit à l’Assemblée nationale. Mercredi, les députés ont adopté l’article prévoyant le versement de la contribution française au budget de l’Union européenne, pour un montant de 30,9 milliards d’euros.

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Malgré l’opposition des groupes La France insoumise (LFI) et du Rassemblement national (RN), le texte a été approuvé par 111 voix contre 93. Cette enveloppe dépasse celle de l’année précédente, qui atteignait 28,4 milliards d’euros.

Le RN et LFI échouent à faire réduire la contribution

Le Rassemblement national souhaitait diminuer de 11 milliards d’euros la participation française, afin de ramener la contribution nette du pays à 5 milliards d’euros. Cet amendement a toutefois été rejeté.

De son côté, La France insoumise avait présenté plusieurs propositions visant à réduire cette contribution, notamment de 10 % si certaines conditions n’étaient pas satisfaites. Parmi ses exigences figuraient la suppression de l’agence européenne Frontex, la suspension des titres de dette française détenus par la Banque centrale européenne (BCE), ainsi que l’abrogation des règles européennes encadrant les déficits publics et la dette des États membres.

Le groupe LFI demandait également la dénonciation de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, ainsi que celle de l’accord commercial avec le Mercosur. Malgré des échanges parfois houleux dans l’Hémicycle, l’ensemble de ses amendements a finalement été rejeté.

Le président de la commission des finances, Éric Coquerel, a vivement critiqué le fonctionnement actuel de l’Union européenne, estimant qu’elle demeure marquée par des orientations néolibérales dont les limites seraient désormais manifestes.

La France, deuxième contributeur derrière l’Allemagne

Le ministre chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, a reproché aux députés favorables à une baisse de la contribution de ne pas assumer clairement leur position sur l’avenir de la France au sein de l’Union européenne. Selon lui, certains préfèrent désormais évoquer un « rapport de force avec l’Europe » plutôt que de défendre ouvertement une sortie de l’Union, souvent désignée par le terme « Frexit ».

Le ministre a également rappelé que, malgré son statut de contributrice nette au budget européen, la France bénéficie largement des financements de l’UE. Ces aides soutiennent notamment les agriculteurs, les collectivités territoriales et les entreprises. La France demeure ainsi le deuxième contributeur au budget européen, après l’Allemagne.

Le prochain budget européen au cœur des débats

Ce vote intervient alors que les discussions se poursuivent à Bruxelles sur le cadre budgétaire de l’Union européenne pour la période 2028-2034.

Marine Le Pen, cheffe de file du RN, et le député Jean-Philippe Tanguy ont exprimé leur opposition à la possibilité d’un accord sur ce budget avant la prochaine élection présidentielle française. Ils estiment qu’une telle échéance soulèverait un problème démocratique majeur.