Automobile : Paris et Berlin s’entendent pour soutenir l’industrie automobile européenne
Modifié : 20h06 par Radio Orient avec l'AFP
La France et l’Allemagne ont conclu un accord visant à préserver la compétitivité et l’avenir de l’industrie automobile européenne.
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Cet accord prévoit un assouplissement de certaines exigences environnementales, en contrepartie d’un renforcement du principe du « Made in Europe », ont indiqué des sources diplomatiques jeudi 15 octobre, en marge d’un sommet européen.
Dans le cadre de cet accord, la France a accepté d’accorder davantage de souplesse aux constructeurs concernant les émissions de CO₂ des véhicules à l’horizon 2035, notamment pour les voitures hybrides. En contrepartie, l’Allemagne a accepté une définition plus restrictive de la préférence européenne, qui concernera principalement les véhicules et les composants produits dans les pays de l’Union européenne ainsi que chez certains partenaires proches, comme le Royaume-Uni et la Norvège.
Cet accord devrait faciliter les négociations au sein de l’Union européenne sur le futur plan d’action pour l’automobile et sur les règles destinées à favoriser la production européenne. Selon un document consulté par l’AFP, les constructeurs devront réduire de 90 % les émissions de CO₂ de leurs véhicules d’ici à 2035, sans être obligés de compenser les 10 % restants. Cette mesure marque un assouplissement par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne. Elle vise notamment à tenir compte du développement des carburants renouvelables, dont les biocarburants, afin de maintenir une place pour certaines motorisations thermiques.
En échange, Berlin a accepté de soutenir une politique de préférence européenne plus stricte dans le secteur automobile. Cette initiative, portée par la Commission européenne, vise à encourager les entreprises de secteurs stratégiques bénéficiant de financements publics à privilégier les composants fabriqués en Europe ou dans certains pays partenaires.
Alors que l’Allemagne défendait jusqu’ici une approche plus large du « Made with Europe », incluant un nombre important de pays, elle a finalement accepté de limiter cette préférence à l’Union européenne et à un groupe restreint de partenaires. Ce compromis entre Paris et Berlin pourrait ainsi contribuer à protéger les industriels européens tout en conciliant les objectifs économiques et les engagements environnementaux.
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