Affaire Jubillar : l'ADN confirme l'identité des ossements retrouvés

Modifié : 21 juillet 2026 à 20h44 par Clara Dubanchet

Deux semaines depuis le coup de tonnerre dans l’affaire Jubillar.  Après des aveux écrits, il confirme devant la justice ses déclarations la semaine dernière :  avouant avoir tué sa femme Delphine, disparue en 2020. Les enquêteurs sont conduits par son ex-mari à l’emplacement où il aurait dissimulé le corps. Des ossements y ont été retrouvés. Et hier, les résultats des analyses ADN sont tombés. 

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Les ossements retrouvés dans le Tarn, correspondent à ceux de Delphine Aussaguel, de son nom de jeune fille. Pour les proches de la victime, les longues années d’incertitude quant à sa disparition ont pris fin. Le parquet général a annoncé hier les résultats des analyses menées à l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, près de Paris. 

C’est dans un champ, en bordure d’un bois avoisinant le village de Mailhoc, à une dizaine de kilomètres du domicile du couple que les fragments ont été retrouvés. Ils proviendraient du bas du corps de la disparue. 

Dans ses aveux de culpabilité, Cédric Jubillar avait affirmé se mettre à disposition de la justice. Acceptant enfin de révéler l’emplacement du corps de son ex-femme, après six ans d’enquête. Le peintre plaquiste était d’ailleurs présent lors des fouilles la semaine dernière, accompagné de ses nouveaux avocats, Guy et Pierre Debuisson. Un changement de conseil effectué après son procès en octobre dernier. 

Comment expliquer autant de progression en une dizaine de jours, plus qu’en cinq ans et demi d’enquête ?  

On observe donc un changement de ligne de défense, notamment dû à ses nouveaux avocats.

Car c’est sans preuve formelle, ni aveux, ni corps que le père de famille était condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle. Clamant son innocence et faisant appel à l’issue du jugement.

Sa confession serait dû à un besoin de parler, jusque-là verrouillé par la pression médiatique et celle des enquêteurs, comme l’expliquait son conseil, Pierre Debuisson. 

Et justement ces nouvelles révélations interviennent avant son procès en appel à partir du 21 septembre devant la cour d’assises à Toulouse. Sa défense plaide l’impossibilité de la tenue du procès compte tenu des nouvelles procédures à réaliser après ces découvertes.